Viens je t’emmène au Talus, un jardin participatif

Viens je t'emmène au Talus, un jardin participatif

Dans le 12ème arrondissement de Marseille, se cache un petit coin de paradis où la nature s’incruste dans la ville.

Ce joli havre de paix, qui était autrefois une ancienne décharge de chantier, est désormais un lieu où il fait bon se poser, que l’on doit à l’association HEKO Permaculture.

Le cadre est idyllique, avec une terrasse, ainsi que des parties ombragées où des tables et fauteuils en palettes n’attendent que nous. Qu’on vienne s’y installer en journée ou la nuit, pour rêvasser un livre à la main, discuter entre amis ou encore écouter un peu de musique tout en plumant ses proches aux cartes, rien ne saurait faire des moments qu’on y passe des instants de stress.

Pour compléter ces périodes de tranquillité, il est possible de commander au bar une pinte de bière, une bouteille de maté ou encore une succulente glace bio. Mais aussi de déguster de bons plats, préparé sur place, dans un esprit zéro gaspi.

Le Talus c’est aussi et avant tout une ferme urbaine, où la biodiversité est au cœur même du projet, avec un centre de compostage et une production de mesclun de A à Z.

Viens je t'emmène au Talus, un jardin participatif

Des légumes cultivés sur sol vivant, sans chimie, sans engrais, ni tracteur, peuvent être cueillis par tout un chacun, puis achetés pour ensuite les cuisiner chez soi. ll suffit de se fier aux ardoises “A récolter ” pour repartir avec de beaux et bons légumes de saison. Le poulailler quant à lui, fournit cette ferme en œufs que là encore il est possible d’acheter.

Durant toutes l’année, différentes animations sont mises en place, avec des événements festifs et culturels comme des concerts, du théâtre, des expos, ou encore des conférences et des marchés.

Il est même possible de louer à l’année des bacs potagers, pour réaliser ses propres plantations personnelles.

3 ruchers accueillent des abeilles noires, une race plutôt rare en Europe, mais naturellement présente en Méditerranée. Celles-ci produiront du miel, mais leur rôle est avant tout pollinisateur et pédagogique !

Comme tout cela ne peut pas se faire tout seul, le Talus a bien évidemment besoin de coups de main. Du coup, les mercredis de 8h à 15h, on peut venir prêter main forte. Un tableau indique les besoins du moment, qui incluent aussi bien du jardinage ( mercredi dernier, les Gremlins et moi avons désherbé et géré des pieds de tomates), le nourrissage des poules et nettoyage de leur domaine, de la création de déco, du bricolage, ou même de l’aide en cuisine.

Viens je t'emmène au Talus, un jardin participatif

Pour participer, une petite adhésion est demandée, qui franchement est extrêmement raisonnable : 1€ la journée ou directement 6€ l’année ( gratuit pour les enfants qui doivent être accompagnés d’un adulte ).

Perso, je suis ravie d’avoir découvert ce lieu, dans lequel règne calme, sérénité et bienveillance. Toutes les personnes que j’y croise ont le sourire et sont ouvertes aux partage, appréciant de nous informer sur les actions du Talus. Lorsque nous sommes allés aider à maraîcher, une charmante jeune femme nous a encadré, expliquant point par point ce qu’il fallait que l’on fasse et surtout quel était l’intérêt.

Les enfants y sont les bienvenus, ce qui est un gros plus pour nous ^^ On peut prendre l’air en tribu et profiter du coin que je préfère dans ce lieu : l’espace juste face à la marre, avec ses magnifiques fleurs et le chant des grenouilles.

Pour en savoir plus, c’est ici !

Endométriose & adénomyose : des noms étranges pour tant de souffrance

Endométriose & adénomyose : des noms étranges pour tant de souffrance

24 ans… Il aura fallu 24 ans pour que l’on mette le doigt sur ce qui ne va pas… Un sacré paquet d’années tout de même…

Et pourtant, ce n’est faute d’avoir crié haut et fort que je souffrais ( et que je souffre encore ). Mais malheureusement, cela ne suffit pas avec l’endométriose. Il est bien plus simple de ne pas croire les femmes, de leur dire que tout est dans leur tête, de les faire douter d’elles. Pourquoi chercher plus loin ? Pourquoi former les médecins sur cette maladie qui touche 1 femme sur 10 ?

Le seul moyen de faire bouger les choses, de mettre en avant l’endométriose dans l’espoir que tout un chacun, un jour, puisse savoir de quoi il s’agit et éviter ainsi l’enfer de l’errance médicale à nos filles, sœurs et amies, c’est d’en parler le plus possible.

C’est pourquoi j’ai envie de témoigner. Même si je n’en suis qu’au début de mon traitement. J’ai déjà un long parcours derrière moi…

Mes premières règles ont débarqué en pleines vacances d’été, alors que j’étais chez mon père. Je m’en souviens très bien, même si à l’époque je n’avais que 11 ans. Je savais ce qu’il se passait, mais je n’étais pourtant pas bien fière en allant prévenir ma belle mère que je venais de flinguer les draps de mon lit.

Mes cycles étant de suite totalement imprévisibles, avec des périodes de saignements longues et de plus en plus rapprochées, ainsi que de l’acné qui commençait à bien s’installer, on m’a immédiatement mise sous pilule. Ouais… 11 ans et déjà sous pilule… Mlle Microval venait d’entrer dans ma vie, pour y rester un bon bout de temps.

Pourtant, malgré ça, j’ai très vite compris que les règles n’allaient pas être une partie de plaisir pour moi. Combien de fois ai-je fini à l’infirmerie du collège, pliée en deux de douleur, espérant que tampons et serviettes tiendraient le coup. J’en ai passé des journées à me gaver de Spasfon, recroquevillée en position fœtale sur mon lit, sans oser bouger d’un millimètre pour que la douleur ne se propage pas.

Et comme si ça ne suffisait pas, de big migraines venaient m’achever, au point de m’envoyer chez un neurologue, qui après un scanner correct, m’a collé durant une dizaine d’années sous traitement de fond.

Au milieu de tout ça, alors que j’étais en 3ème, j’ai dû me rendre régulièrement chez un kiné suite à des crises de sciatique. On sait désormais que c’est l’un des symptômes de l’endométriose. Je me souviens de la gêne que je ressentais à devoir me retrouver sans pantalon devant cet homme, pour qu’il puisse me placer des électrodes sur les fesses et jambes… Pas évident lorsque l’on est tout juste ado… C’est aussi la période où j’étais sans cesse fatiguée, sans pourtant parvenir à fermer l’œil la nuit ( encore un des fameux symptômes ), ce qui me conduira à m’inscrire au CNED en seconde.

Microval ne faisant pas vraiment de miracle, j’ai eu de nouvelles compagnes de galère : Jasmine et Leeloo.

À 19 ans, j’ai eu mon premier gremlin. Sachant que ma mère avait eu beaucoup de mal à m’avoir, je voulais avoir des enfants jeunes, ce que je fis, puisqu’à 25 ans, je donnais naissance à mon 3ème. Je me dis aujourd’hui que j’ai bien fait de réagir comme ça, car qui sait si désormais j’aurais autant de facilité à tomber enceinte, sachant que l’endométriose peut compliquer grandement les choses.

Mes 3 grossesses ont été très compliquées, avec pour chacune un placenta praevia. J’ai passé énormément de temps aux urgences car je perdais du sang. Je n’en pouvais plus de devoir écarter les pattes devant tous ces internes et de me faire triturer à tout bout de champ. Sans parler de l’accouchement pour mon plus grand, qui me laissera toujours un bon traumatisme gravé en moi suite à la négligence du personnel de la maternité… J’ai un trou de plusieurs heures pour cette journée, car à peine mon fils fut posé sur moi, que je tombais dans les pommes.

En 2015, voulant perdre du poids et me muscler, j’ai fini par tomber dans l’anorexie et l’orthorexie. En seulement 6 mois, 26 kilos s’étaient envolés, me faisant descendre au niveau de l’imc dans la catégorie ” famine”.

Du coup, toute une batterie de pathos était venue se glisser en moi : aménorrhée, insomnie, dépression, incapacité à me concentrer, irritabilité, bradycardie, gamma GT très élevées sans qu’on ne sache pourquoi, fortes douleurs aux genoux m’empêchant de marcher ( il me faudra plusieurs mois de kiné pour calmer ce souci)…

À partir de 2018, malgré l’absence de règles, je me suis rendue compte que toujours aux mêmes périodes, différents symptômes s’imposent à moi. Tout d’abord, durant une semaine, j’ai de la fièvre ( moi qui n’en fais jamais), des nausées, des maux de gorge et des douleurs dans le bas du ventre, ainsi qu’une forte constipation et un ventre énorme . Environ 15 jours après, je me réveille trempée plusieurs fois par nuits et je subis de fortes diarrhées et des RGO. Mon ventre est encore plus gonflé, dur comme du bois, douloureux, au point de ne pas pouvoir me plier pour mettre mes chaussures et de ne pas supporter le moindre vêtement qui passe dessus. Hors de question de mettre un jean, je dois passer ma vie en legging même en hiver.

J’en parle à mon endocrino / nutritionniste à chaque fois que je le vois, mais ça ne l’inquiète pas. D’après lui, étant maigre suite à l’anorexie, dès que j’avale quoique ce soit, même de l’eau, mon ventre réagit. Il me compare aux enfants des pays en sous-développement.

À force de rabâcher tout ça à mon généraliste, il me conseille de voir un gastro. Je vais en voir 2, l’un fin diplomate me fera retomber de plus belle dans l’anorexie alors que j’avais fait de gros progrès, l’autre m’expliquant que je souffre à la fois de la maladie de Gilbert ( en effet je suis souvent très jaune et mon taux de bilirubine crève les scores ) et du syndrome de l’intestin irritable. Consultation qui se finira avec une liste de 3 pages d’aliments que je ne dois plus manger.

Durant plus d’un an, je vais suivre au mieux cette liste d’aliments proscrits, moi qui ne mange déjà pas grand chose. Rien que l’idée d’avaler une pomme me fait alors frémir. Tout ça pour rien, car mon ventre refuse de dégonfler et les douleurs sont de plus en plus présentes.

En été 2020, alors que je suis en vacances avec mes Gremlins dans la petite ferme de Haute Loire que nous adorons, je commence à avoir des douleurs bien plus fortes que les précédentes. Je sers les dents, tente de tenir le coup, sachant que mon mari est sur Marseille pour sa formation, et que je dois gérer les enfants. J’arrive à mettre en place un barbecue, je prépare le repas pliée en 2, et je m’installe à table avec les nains. Sauf que je ne peux rien avaler car j’ai de grosses nausées. Je dois passer le reste de la journée allongée sur mon lit, les larmes aux yeux, à espérer que le doliprane que je viens de prendre fasse vite effet.

Malheureusement, rien n’y fait. Je pleure et hurle de douleur, avec la sensation d’avoir des contractions comme si j’allais accoucher. Les enfants commencent à paniquer, surtout que nous sommes loin de tout, sans voisins, perdus dans la campagne.

En début de soirée, je ne tiens plus allongée, mais pas non plus assise ou même debout. Je sens que je suis sur le point de vomir et descends à toutes jambes les escaliers pour courir dans la salle de bain. Je me vide du peu que j’avais dans l’estomac et décide de prendre une douche brûlante pour tenter d’apaiser les douleurs.

Je suis vite obligée de sortir de la douche car je fais plusieurs malaises, au point que mon grand me retrouvera sur le sol de la cuisine, dont je suis incapable de me relever.

Sous le choc, apeuré par mes gémissements et mon état, il appelle le samu qui envoie un médecin de garde. Celui-ci va m’injecter du Nefopam, un antalgique utilisé à l’hôpital, et trouver une masse sur la droite de mon ventre. Il me conseille d’aller dès le lendemain faire une échographie.

Entre-temps, mon fils a téléphoné à son père, qui décide de venir depuis Marseille.

Le jour suivant, l’échographie va révéler une lame d’épanchement péritonéale en flan droit et au pelvis. On m’envoie aux urgences faire dans la foulée un scanner qui confirme ce diagnostic, sans pour autant faire quoique ce soit pour la douleur ni mon ventre si gonflé. On me prescrit du Movicol pour 6 mois, estimant que je suis juste constipée. Du coup, Vincent décide qu’il va retourner sur Marseille, pensant que ça va passer. Je suis dévastée et le supplie de rester, sachant que 2 jours après il sera en vacances. J’ai l’impression qu’il ne me croit pas lorsque je lui explique ma souffrance. Il faut dire qu’elle est minimisée par mes médecins depuis longtemps et qu’elle vient d’être totalement balayée par les internes des urgences. À contre cœur, il reste.

Heureusement, car le soir même, je me retrouve dans un état pire que la veille et je finis par être emmenée aux urgences par les pompiers.

J’ai peur, j’ai extrêmement mal, je ne peux même pas me lever ( ce qui va les obliger à me porter pour me mettre sur un brancard ), je claque des dents car je suis en hypothermie, j’ai le crâne prêt à exploser et des nausées qui ne me lâchent pas. Et par dessus tout, je m’inquiète pour les enfants qui se retrouvent seuls dans la ferme car les pompiers ont demandé à Vincent de nous rejoindre à l’hôpital.

Je reste des heures en simple blouse d’hôpital sur le brancard, grelottant ( les nuits sont froides là-bas même en été), seule car Vince n’a pas le droit d’entrer dans l’hôpital suite au Covid, à implorer qu’on me donne quelque chose pour stopper la douleur.

Rien pour la douleur… Par contre, j’ai le droit à un lavement, qui laissera pour toujours un énorme sentiment de honte en moi. Car oui, on me le répète, mon état je ne le dois qu’à moi-même. Je n’ai qu’à arrêter d’être anorexique ( c’est clairement ce que l’interne ma dit plusieurs fois) pour ne plus finir constipée.

Je sors de là en larmes, humiliée, ravagée…

Les mois passent et je continue à expliquer à mes médecins que malgré l’absence de règles, je sens bien que mes symptômes ( qui s’aggravent) sont liés à mes cycles disparus.

Les douleurs augmentent en intensité et sont plus fréquentes. À cela s’ajoute des brûlures en urinant et de nouvelles crises de sciatique.

En octobre, le jour de l’anniversaire de mon plus jeune, je suis à peine capable de tenir sur mes jambes. Mais je me refuse à lui gâcher sa journée et demande juste à mon généraliste de me faire une injection de Nefopam pour tenir le coup. Il décide de m’en prescrire pour que je puisse en avoir en stock. Normalement c’est en injection, mais je peux avaler le contenu des fioles. Ça fera l’affaire d’après lui.

Le lendemain, Vincent téléphone au samu où une femme lui dit que ces douleurs sont tout simplement dû à mes règles qui vont revenir… Sortant de la bouche d’une toubib, mon mari y croit et me ressort exactement les mêmes paroles (ce qui me blesse bien entendu et me fait me sentir très seule face à ma situation )… Sauf que non, il n’est pas normal d’avoir autant mal à cause des règles… Quelques heures après, me voici une nouvelle fois transportée aux urgences par une ambulance. Encore une fois, même verdict alors que je suis sous Movicol depuis août…

Je vis comme ça durant des mois… À me gaver de Nefopam, qui pour éviter une dépendance et commençant à faire de moins en moins effet, devra être pris en alternance avec du Ketoprofene. Je passe mes journées et mes nuits avec des bouillottes brûlantes sur le ventre et le bas du dos (elles sont tellement chaudes que j’ai désormais de belles brûlures). Je suis incapable de prévoir quoique ce soit à l’avance, car je peux aller très bien et la minute d’après me tordre de douleur dans un coin. Je jongle entre période de constipation et semaines où je pourrais camper dans les WC… J’ai eu beau reprendre un peu de poids et stabiliser mon imc à la limite du minimum qu’il me faut pour être dans la catégorie ” normale”, ainsi que stopper le sport et manger à nouveau certains aliments, mon ventre n’a pas décidé de se calmer.

Il est même arrivé qu’on veuille me laisser passer en caisse en croyant que j’étais enceinte… Pas évident à gérer mentalement lorsque l’on souffre d’anorexie. Un ventre de femme enceinte quand on fait une fixette sur son poids, ça pousse à se restreindre encore plus. Donc je dois lutter pour ne pas replonger.

Début 2021, je tente le tout pour le tout et contacte l’association EndoFrance. Suite à mes symptômes, on me conseille de consulter certains médecins spécialisés dans l’endométriose sur Marseille. Je prends alors un rdv en visio avec une gynéco du Centre Endométriose Marseille.

Après écoute de mes symptômes ( dont la douleur durant les rapports sexuels), elle me prescrit une IRM à faire à la clinique Bouchard.

Celle-ci faite, j’ai à nouveau rendez-vous avec cette charmante gynéco, mais ce coup ci directement à son cabinet.

C’était il y a 11 jours…

IRM sous les yeux, quelques questions, puis une écho faite avec énormément de douceur et de bienveillance, et me voici enfin avec un réel diagnostic : adénomyose et endométriose.

Je suis ressortie de cette consultation en larmes. Des larmes de joie, de délivrance… Un poids venait d’être retiré de mes épaules ! Je n’étais et je ne suis pas folle ! J’avais raison de penser que quelque chose n’allait pas avec mon utérus. Que ces symptômes arrivaient bien à des périodes précises chaque mois ( d’ailleurs mes règles étant revenues depuis quelques mois, ça c’était facilement confirmé).

Il aura fallu de nombreuses années, beaucoup de douleur, énormément d’incompréhension de mon entourage, de l’humiliation et surtout une perte de confiance de ma part pour le corps médical, mais ça y est ! Un nom a été mis sur ma souffrance.

Alors même si cette petite victoire n’est que le début d’un nouveau parcours du combattant, dans lequel je vais devoir subir les effets secondaires d’un traitement pour être en pré ménopause, je souris de pouvoir enfin dire ” non, ce n’est pas dans ma tête !“. D’ailleurs je trouve cela aussi “ amusant ” de devoir prendre cette pilule devant stopper mes règles, quand on sait que le but de tous mes médecins jusque là était de les faire revenir 😅

Je pense de temps en temps faire le point sur mon avancée face à l’endo et l’adénomyose, ici, sur ce blog. Car malheureusement ces maladies invalidantes et peu glamours, sont très méconnues.

Il faut en parler ! Il faut que chaque futur médecin les étudie et sache les dépister !

En attendant, je remercie mille fois les bénévoles de EndoFrance qui m’ont aiguillé vers des docteurs qualifiés. Je viens d’ailleurs de devenir adhérente, pour soutenir cette association et m’informer au maximum ( pour faire de même c’est ici).

Prochaine étape : ostéopathe et naturopathe…

Endométriose & adénomyose : des noms étranges pour tant de souffrance

Au passage, je recommande grandement la lecture du livre En coloc avec l’endométriose de Fanny Robin ( clique ici )! En le lisant, on se sent moins seule et on finit même par sourire …

Navettes Marseillaises au chocolat

Navettes Marseillaises au chocolat
Navettes Marseillaises au chocolat

Normalement les navettes Marseillaises sont parfumées à la fleur d’oranger ( recette ici ). Mais depuis quelques temps, on en trouve à plein d’autres saveurs.

D’où mon envie d’en faire au chocolat. Pour accompagner un thé ou un café, c’est juste parfait.

Navettes Marseillaises au chocolat

Pour 8 navettes, il te faut :

  • 200g de farine
  • 50g de cacao amer
  • 50g de sucre
  • 1 oeuf
  • 35g d’huile d’olive
  • 2cs de fleur d’oranger
  • 1 pincée de sel
Navettes Marseillaises au chocolat

La recette :

Commence par battre l’œuf avec le sucre pour faire mousser la préparation.

Ajoute l’huile, la fleur d’oranger et le sel.

Incorpore petit à petit la farine et le cacao.

Laisse reposer 30 min.

Sur un plan de travail fariné, découpe la pâte en 8 portions égales.

Forme 8 boudins d’une dizaine de centimètres, puis aplati les légèrement sur le dessus.

Pince les extrémités pour créer tes navettes.

Fais une entaille avec un couteau au milieu de chaque navette.

Dispose les sur une plaque recouverte de papier cuisson.

Badigeonne de lait et enfourne 18 min à 180 °C.

Laisse refroidir sur une grille.

Conserve les dans une boîte bien hermétique.

Navettes Marseillaises au chocolat

Navettes marseillaises à la fleur d’oranger

Navettes marseillaises à la fleur d'oranger
Navettes marseillaises à la fleur d'oranger

Pour la Chandeleur, la coutume est de déguster des crêpes. Mais à Marseille, Chandeleur rime avec navettes.

Ici, il est de tradition de grignoter ces petits biscuits en forme de barque, inventés en 1781, aux effluves envoûtantes de fleur d’oranger.

Un peu dans l’esprit d’un gâteau sablé, la navette est croustillante et s’émiette à chaque bouchée.

Un vrai bonheur provençal, qui désormais se décline en de nombreux parfums.

Pour 8 belles navettes, il te faut :

  • 250g de farine
  • 80g de sucre
  • 1 œuf
  • 1cs de fleur d’oranger
  • 30ml d’huile d’olive Elies
  • 1cs de jus d’orange
  • 1 pincée de sel
  • un filet de lait végétal
Navettes marseillaises à la fleur d'oranger

La recette :

Mets le sucre et l’œuf dans la cuve de ton robot à pâtisserie, puis laisse le battre le tout jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux.

Ajoute l’huile, le jus d’orange, la fleur d’oranger et le sel.

Incorpore petit à petit la farine.

Lorsque la pâte se détache des parois de la cuve, arrête le robot et récupère celle-ci.

Forme une boule et dépose la dans un saladier.

Recouvre d’un torchon et laisse reposer 30 min.

Navettes marseillaises à la fleur d'oranger
Navettes marseillaises à la fleur d'oranger

Sur un plan de travail fariné, découpe la pâte en 8 portions égales.

Forme 8 boudins d’une dizaine de centimètres, puis aplati les légèrement sur le dessus.

Pince les extrémités pour créer tes navettes.

Fais une entaille avec un couteau au milieu de chaque navette.

Dispose les sur une plaque recouverte de papier cuisson.

Badigeonne de lait et enfourne 20 min à 180 °C.

Laisse refroidir sur une grille.

Conserve les dans une boîte bien hermétique.

Navettes marseillaises à la fleur d'oranger
Navettes marseillaises à la fleur d'oranger

Nouvelle saison au Hero Festival pour la tribu

Ce week-end au Parc Chanot, d’étranges créatures rôdaient dans les allées. Certaines effrayantes, d’autres féeriques… Quelques unes étaient même si peu vêtues qu’avec la grisaille et le froid bien installés, j’en suis rapidement venue à les plaindre.

Malgré le côté maléfique de certains de ces êtres, ils parvenaient très bien à cohabiter avec les autres personnages qui se trouvaient là, allant même jusqu’à défiler auprès d’eux. Ou encore à prendre la pose avec de jeunes mortels recherchant leur attention.

C’est donc au milieu de ce joyeux peuple que ma tribu et moi, avons passé de nombreuses heures à nous amuser.

Comme l’année dernière, nous avons traversé les différents univers de ce festival geek : le Hero Festival.

Nous n’avons rien manqué, bien armés de notre programme.

Exposition de statuettes à l’effigie des plus grands Super-héros, des personnages Disney, mais aussi des vilains en tout genre, et village Star Wars.

Zone US, où l’on pouvait admirer des véhicules américains, ainsi que la reconstitution d’une scène de crime.

Espace jeux vidéo, avec les consoles à la mode pour des parties endiablées de Fifa / Call of duty / Super smash bros , mais aussi des versions vintages et des bornes d’arcade. Le grand plus de cette année : les différents modèles de jeux en réalité virtuelle, qui allaient du simple casque au fauteuil animé. Il y en avait des gamers dans ce coin là !

Secteur basé sur les jeux de société, mais aussi les jeux de type Magic.

Plongeon dans le monde d’Harry Potter avec une belle exposition mettant en avant chaque films.

Rencontre avec des auteurs de talent dont le travail de certains me tente tout particulièrement de découvrir pour ensuite te donner mon avis ( comme J.K-Gras, Nathalie Bagadey, ou Overkiller) . Pour les fans de bouquins, il y avait à la fois des mangas, comics, romans, bd…

Illustrateurs et créateurs mettant en vente leurs réalisations, tout en expliquant avec sourire leurs passions. Gros coup de cœur pour Nouna Factory, La fabrique des loulous, Créartif, Juapi coffee artist ( peintures au café !!!)

Bien évidemment, de nombreux stands kawaii, recouverts d’articles de cosplay, de gadgets, de porte-clés, de funko pop et de peluches trop craquantes, étaient de la partie. Pas simple de garder son portefeuille bien fermé, lorsque tu croises à chaque pas, de superbes sacs, des tee-shirts avec tes persos favoris ou encore d’anciens jouets de ton enfance.

D’ailleurs, je me demande si l’excuse ” l’odeur était trop alléchante” peut être valable devant un banquier mécontent… Car entre les gaufres fourrées à l’allure de poisson, les macarons de toutes les couleurs, les churros, les plats asiatiques ( sushi, ramen, yakitori, etc) , les muffins, les crêpes, les cacahuètes grillées, les marrons, les hot-dogs, les pizzas, les glaces, les bonbons, ainsi que les boissons fumantes, le bar à saké et la taverne médiévale, il était impossible de mourir de faim ou de soif.

Et parce qu’au Hero Festival, on pense aux petits creux et moments gourmands, une fois rentré chez soi, il y avait aussi un grand stand de confiserie asiat’ : KitKat aux parfums introuvables en France, chocolats, bonbons et biscuits en forme de Mario / Pokémon / ou autres, pop-corn avec encore des saveurs différentes des nôtres…

Les coins que j’ai énormément appréciés :

  • le village médiéval en extérieur, où j’ai craqué pour quelques jolies pierres précieuses de chez La pince créative (chut ! cadeau qui ira dans le calendrier de l’avent de ma fille) et où j’aurai bien aussi acheté une sublime tenue ou encore de beaux sacs en cuir, et un mug version crâne de chez Les 9 royaumes
  • le stand de la web série Noob, dont toute la tribu est fan ( on a eu la chance de pouvoir tester le prototype de leur futur jeu vidéo et je peux vous dire que ça déchire !)
  • le stand de customisation de playmobil Deklick ( tous les ans des nouveautés)
  • les lampes trop mimi de chez Kelys

Des animations ont eu lieu tout au long du week-end, avec des démonstrations d’arts martiaux, des défilés et performances, des ateliers ( monter un Gunpla, faire un origami, dessiner…).

Et surtout, la venue tant attendue de plusieurs guest-stars : Stanislav Yanevski alias Viktor Krum nous a expliqué qu’il avait adoré jouer la scène de son entrée dans Poudlard ( Harry Potter et la coupe de feu), Luka Peros nous a révélé qu’au départ il n’avait pas passé le casting pour son personnage de Marseille (dans La Casa de Papel) mais pour un autre, et Chantal Goya a fait chanter petits et grands.

Avec tout ça, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer !

Un grand merci à toute l’équipe du Hero Festival pour nous avoir une nouvelle fois permis d’assister à ce bel événement ! Et bravo pour tout le travail fourni !

Nouvelle saison Hero Festival de Marseille ( + CONCOURS )

Que tu sois Geek ou Noob, fan de Pokémon ou accro à Sailor Moon, il y a un événement à ne pas manquer en novembre sur Marseille.

Il s’agit du Hero Festival, une convention qui plairait autant à Sheldon qu’à Léonard, et dont je t’ai déjà parlé l’année dernière ICI.

Au programme, 2 journées bien remplies pour cette 6ème saison, avec une ambiance à la fois familiale, conviviale et haute en couleurs, où petits et grands en prennent plein les yeux.

Il va en avoir pour tous les goûts.

En déambulant dans les différents univers, tu vas pouvoir découvrir les derniers mangas et chiner les plus anciens pour compléter ta collection. Parler comics et cinéma avec des passionnés. Te plonger dans des parties endiablées de jeux vidéo ( moi j’adore le coin retrogaming) et participer à des tournois. Tester les nouvelles technologies à la mode.

Ce qui est aussi ultra sympa, c’est tout le côté cosplay. La majeure partie des personnes venant à cet événement, se prend au jeu et arrive costumée. Tu croiseras certainement le Joker et Harley Quinn au détour d’une allée, discutant avec Maléfique, elle-même accompagnée de Luffy et de Iron Man.

D’ailleurs différents rassemblements cosplay sont prévus, comme par exemple celui sur La Casa De Papel ou encore d’ autres sur Star Wars, Harry Potter ou les Super Héros.

N’hésite pas à venir relooké en ton personnage favoris. Et si tu ne te sens pas de réaliser toi même ton déguisement, pas de problème, de nombreux stands vendent de chouettes accessoires en tout genre.

Avec ça attends toi à des tas d’animations qui déchirent : flashmob géant, concours, défilés, démos, initiations, ateliers… Impossible de t’ennuyer.

Mais tu sais quoi ?! Le top du top du Hero Festival, c’est que tu y fais de big rencontres ! Plus de 80 guest seront présents! Avec des séances de dédicaces et photos. Pour n’en citer que quelques uns, tu auras la chance d’y voir Stanislav Yanevski alias Victor Krum de HP ( non, je ne vais pas baver ^^), Luka Peros qui n’est autre que Marseille dans la super série La Casa De Papel sur Netflix, la chanteuse de notre enfance Chantal Goya, mais aussi les acteurs de la Web série à succès Noob ( toute ma tribu adore les aventures de Sparadrap, Arthéon, Oméga Zell, Gaea et leurs potes).

De sacrés moments à vivre, les 9 et 10 novembre prochains au Parc Chanot, avec 20 000m2 d’expositions, d’animations, et de stands gourmands.

Attends toi à de belles surprises et plein de nouveautés ! Moi j’ai hâte de découvrir l’espace consacré à l’Amérique, où non seulement des bolides seront exposés, mais où en plus une scène de crime US sera représentée. Les Experts n’auront qu’à bien se tenir !

Et je sens déjà que mes gremlins vont camper dans l’espace réalité virtuelle !

Alors bloque vite ces dates pour venir toi aussi t’éclater au Hero Festival ! Je te laisse avec le programme, histoire que tu ne risques pas de louper quoique ce soit.

Nom de Zeus ! J’allais oublier ! J’ai un cadeau pour toi ! 2 entrées sont à gagner ce week-end sur mon compte Instagram ! De même que Dad is a little geek te propose aussi d’en remporter 2 sur son compte.

Fonce tenter ta chance !

Je joue jeux partage : mon avis

À une dizaine de minutes en voiture de chez moi se trouve la caverne aux merveilles d’Ali Baba.
Un ptit coin de paradis pour les geeks qui pensent, respirent, vivent jeux de société, mais aussi pour les noobs qui veulent passer un bon moment.


La boutique Je Joue Jeux Partage ne peut pas renier son nom, puisqu’il s’agit bien ici d’un lieu convivial, où l’on s’amuse tout en partageant son savoir et ses impressions, que l’on soit expert dans le domaine ou non. 
Petits et grands, novices comme mordus, tout le monde y trouve son compte. 


Un large choix de jeux en tout genre est proposé à l’achat, avec une palette d’univers très variée : jeu familial, stratégique, d’ambiance, féerique, futuriste… Je peux te dire, en connaissance de cause, qu’il est extrêmement difficile de faire son choix, car on a vite envie de repartir avec le magasin entier. 


Mais le must, le petit plus hyper sympathique, se cache dans la seconde partie de la boutique. 


Une salle dédiée aux tests de jeux, où plusieurs tables nous invitent à nous poser le temps d’une ou plusieurs parties. Pour cela, Olivier, le propriétaire des lieux, a créer une grosse ludothèque mettant à disposition des petits jeux rapides, comme des jeux de plateau plus conséquent, ainsi que des jeux en bois et une borne d’arcades. 


Un véritable plaisir que de découvrir ou re-découvrir certains classiques ou de chouettes nouveautés. Surtout qu’Olivier est toujours prêt à expliquer les règles, voire s’il a 5 minutes de libres, a se joindre à la partie. Le tout en sirotant une boisson fraîche ou chaude et en grignotant un peu de pop corn. 


Il est même possible d’y organiser des anniversaires et de venir aux nocturnes du vendredi soir, ou encore à un goûter offert le 1er dimanche du mois.


Toujours dans l’esprit du partage, les soirées jeux comme l’espace ludothèque sont des services gratuits. Ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres magasins ou associations. 


Et pour les fans de Warhammer, Je Joue Jeux Partage ne manque de rien. Figurines, peinture, pinceaux… Le patron fait même des initiations pour apprendre les bases de cette activité. 


Il ne faut surtout pas hésiter à y aller, car au-delà de la vente de jeux de société, c’est le côté humain et chaleureux qui donne beaucoup de plaisir à y rester et y retourner. 

Je joue jeux partage

23 boulevard de la Gare, 13821 La Penne Sur Huveaune

06 63 06 97 14

Lundi / Mercredi / Samedi : 10h / 19h

Mardi / Jeudi : 10h / 14h

Vendredi : 10h / 22h

1er Dimanche du mois : 10h / 18h

Une cascade cachée en plein cœur des Aygalades à Marseille

Marseille est une ville qui renferme bien des mystères. Chaque quartier a sa particularité, son âme, sa façon de vivre.

Déjà 7 ans que nous avons débarqués ici et nous sommes loin de connaître ne serait-ce que la moitié des secrets de la Cité Phocéenne .

D’ailleurs, je vais t’en révéler un…. Mais chut… Ca reste entre nous …

Dans le 15e arrondissement se trouve le quartier des Aygalades. Coincé entre collines et ruisseau, celui-ci était appelé Aqua Lata au XIII e siècle, puis fut changé en Aigalada signifiant eau abondante en Occitan.

Mais pourquoi ce nom?

Car dans ce quartier coule un ruisseau, aussi appelé Fleuve Caravelle. Combiné aux nombreuses fontaines parsemées dans certaines rues ( comme la fontaine de Ste Madeleine, rue René d’Anjou ), cela fait beaucoup d’eau pour un même espace.

Ce qui nous intéresse le plus aujourd’hui, c’est un petit coin de verdure surprenant et peu connu des habitants de Marseille, bien caché au cœur des Aygalades.

Ouvert seulement le 1er dimanche du mois au public (de 9h à 14h) et lors de quelques événements spéciaux, le jardin des Aygalades dissimule une jolie cascade, oubliée durant des années, qui pourtant autrefois était très appréciée de la bourgeoisie Marseillaise.

Cette cascade faisait partie du Château des Aygalades, bâtiment qui fut détruit en 1940 pour laisser place à l’autoroute A7. Elle fut donc ainsi effacée des mémoires des habitants, pour n’être redécouverte qu’en 2001.

Petit à petit des associations se sont mobilisées pour lui redonner vie, en déblayant l’espace qui l’entoure et en créant un jardin, sous les directives du paysagiste Julien Rodriguez.

Il est très surprenant de mettre les pieds dans ce petit coin de verdure, car il faut l’avouer, il est situé dans un espace peu attractif au départ. Ce quartier, pour ma part, ne m’inspire pas vraiment. Zone industrielle, bâtiments délabrés à l’abandon, déchets amoncelés à droite et à gauche, on est bien loin du village que l’on aurait envie de visiter ou des rues dans lesquelles on voudrait se balader et flemmarder.

C’est ce qui fait au final, la magie de ce lieu si insolite, bien à l’abri d’un grand mur.

Une fois le portail franchi, on découvre un chemin encadré de plantes et fleurs bien entretenues. Celles-ci sont même identifiées par des pancartes, pour que tout un chacun puisse les reconnaître. Des photos retraçant la vie du jardin des Aygalades sont dispersées le long du parcours, qui nous fait passer sous de grands figuiers.

Au niveau de la cascade, une terrasse permet à la fois d’admirer celle-ci, mais aussi de se poser pour écouter les diverses conférences qui peuvent avoir lieu.

En longeant le ruisseau on termine notre aventure sur les hauteurs d’un bâtiment, où un marché des producteurs nous attend ( au passage on constate que des ruches ont été installées).

L’occasion par exemple, de déguster un délicieux thé concocté par Estelle Laborde, une productrice de plantes aromatiques et médicinales BIO, d’Aix en Provence. Ou encore du miel de Louis Duffet (Jardins et Garrigue), un apiculteur du 15e arrondissement de Marseille.

Dans sa petite 4L jaune, Chez Gaston propose des cafés frappés, des boissons chaudes, des eaux detox et des pâtisseries alléchantes.

Bien entendu, d’autres stands t’attendent, dans une ambiance fort sympathique, où tout un chacun profite de la chaleur des rayons du soleil en pique-niquant, au son des musiciens qui donnent le ton des festivités.

Un petit coin d’évasion qu’il faut découvrir lorsque l’on est de passage sur Marseille !