Prends garde! Les zombies sont de sortie !

J’enchaîne livre sur livre depuis quelques mois. Un immense plaisir, sachant qu’il n’y a pas si longtemps que ça, mon corps et mon esprit étant si épuisés à cause de mes TCA, je ne parvenais plus à me concentrer sur le moindre bouquin.

C’est donc une véritable joie pour moi, de pouvoir à nouveau me plonger durant des heures dans des aventures imaginaires.

J’ai fait la connaissance de Frédéric Czilinder, auteur de Wake The Dead, au Hero Festival de Marseille, fin d’année dernière.

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Ce qui m’a attiré sur son stand, c’est la couverture de son livre. Cette dernière laisse apparaître une illustration entre le dessin et la peinture, où l’on peut voir une fête foraine illuminée, avec en premier plan un être à l’allure de zombie, bouche ensanglantée et vêtements déchiquetés. En regardant d’un peu plus près, on comprend facilement que la panique règne et que l’ambiance n’est pas à la fête. Des personnes tentent de s’enfuir, d’autres hurlent, et une pomme d’amour à peine entamée a été abandonnée sur le sol. Ciel couvert et brouillard, ajoutent une touche sombre à la scène.

Tout est réuni pour donner envie à une fan de livres d’horreur d’en savoir plus.

Mon incroyable aventure au Hero Festival de Marseille

Après quelques mots échangés avec Frédéric Czilinder, j’ai su qu’il fallait à tout prix que je dévore ce bouquin.

Et pour cause…

Tout comme moi, l’auteur apprécie tout particulièrement Stephen King, ce qui se resent très bien dans son oeuvre. On y retrouve le même style, avec un langage pas mal familier qui m’a de suite replongée dans Désolation ou encore dans Horns de Joe Hill ( fils de King ).

L’intrigue se déroule dans une petite ville comptant peu d’habitants, dont on ne rêve que de s’échapper, mais dont finalement, on reste prisonnier, coûte que coûte. Un seul lycée, un unique hôtel, un cimetière, des marais et falaises, Deep Harbor pourrait très bien abriter les personages de Stephen King. D’ailleurs, cette ville se situe dans le Massachusetts, dont le Maine ( lieu de naissance de King et où ses romans ont pour habitude de se passer ) fut longtemps une exclave.

Dans cette bourgade où tout le monde, ou presque, se connait, de nombreux secrets obscures se cachent. Alcoolisme, violence, mensonge, adultère, de quoi changer ce coin si paisible, en parfait bled maléfique et y attirer le mauvais œil.

Et c’est exactement ce qu’il se passe. Nuit d’Halloween, légende de sorcière, et attaque de morts vivants…

Ajouté à cela la pom-pom girl hyper populaire qui sort avec un quarterback canon… La fille gotique dont tout le monde se moque… La ville construite sur d’anciennes terres indiennes… La comptine macabre que les gamines fredonnent en sautant à la corde ( là j’ai eu l’impression de regarder Freddy ^^ )…. On est en plein dans le film d’horreur typique.

Ce côté << cliché >>, regroupant de nombreuses allusions à d’autres romans de ce genre et à des tas de films, m’a franchement beaucoup plu. Il est même amusant d’essayer de relever le maximum de ces petits détails, comme les clins d’œil à Buffy contre les vampires ( série dont j’étais accro étant ado ), ou encore au jeu vidéo Silent Hill ( combien de soirées le Chéri et moi, avons pu passer à flipper en y jouant ^^ ). C’est un peu comme chercher les Hidden Mickey à Disneyland… Mais en plus effrayant.

Ce bouquin se lit rapidement. Nickel pour une soirée frissons au coin du feu ( ouais, bon, ok…. J’ai fait avec les moyens du bord ^^ ) C’est fluide et on suit les aventure des personnages les uns après les autres, chaque chapitre m’étant en scène des individus différents, pour que finalement tout se regroupe. J’apprécie beaucoup cette manière de découper un texte, car les personnages ayant chacun leur caractère et leur façon de penser / réagir, ça donne un peu de peps à l’histoire.

Quant à la fin!!!

Je ne peux que t’inviter à lire toi aussi Wake The Dead, pour la découvrir. Et comme moi, tout au long de ta lecture, tu pourras essayer de jouer les détectives ou médiums, pour deviner qui restera en vie ou non….

Rien n’est tout blanc ni tout noir – Les Eférides Tome 1 mon avis

Un nouvel article lecture…

La passion des livres coule dans mes vaines depuis l’enfance. M’évader au travers des quelques pages et laisser les mots enflammer mon imagination, est un réel plaisir dont je ne me lasse pas.

Même si je ne lis plus aussi vite qu’il y a quelques années, car mes TCA m’empêchent de me concentrer assez longtemps, j’ai besoin de continuer à me plonger dans différents récits régulièrement.

Le dernier livre que je viens de terminer, est le tome 1 de la saga Les Eférides, écrit par Cindy Defosse.

Celle-ci a eu la gentillesse de me le faire parvenir en pdf, et même si au départ je préfère largement les versions papier, je dois reconnaître qu’il était bien pratique d’avoir ce roman dans mon téléphone. Comme ça même de nuit, je pouvais lire dans la voiture ^^

Quelques infos sur l’auteure :

Génération années 90, Cindy Defosse est née dans le sud de la France. C’est en retrouvant les brouillons d’une histoire qu’elle avait écrite au lycée, que la jeune femme se replonge dans l’écriture et publie un an après le premier tome des Eférides ( éditions Sudarènes ).

Mon avis :

Comme bien souvent, le livre dont je viens te parler est du genre fantasy, avec de la magie, des créatures fantastiques et un univers féerique. Après tout, je suis mordue de ce style d’aventures.

Dans Les Eférides – L’aube d’une destiné, on va suivre le parcours de Leïna, une jeune femme de 17 ans, un peu particulière, vivant dans un village où règles et dévotions sont au cœur du quotidien.

Entre rituels étranges, croyances et obligations, Leïna ne se sent pas totalement à sa place et décide un beau jour de quitter tout cela. Idée soutenue par la mise en garde de son valet, qui veut la protéger d’un éminent danger.

Mais son voyage ne va pas être une partie de plaisir, car même si l’héroïne fera de belles rencontres, elle va aussi croiser la route de protagonistes sombres et maléfiques.

Je pense que l’auteure doit facilement se retrouver dans le personnage de Leïna, car Cindy Defosse est à la fois une grande voyageuse, mais aussi une passionnée de musique : l’héroïne est une as de la harpe et rêve d’en faire son métier.

On sent aussi au travers des pages, que la nature a une grande importance pour Cindy Defosse, ce qui explique très certainement << l’originalité >> / << différence >> de Leïna.

Au delà de ce monde ensorcelant, j’ai pas mal été touchée par ce livre. Car il est aussi basé sur de nombreux autres sujets poignants.

Injustice, mensonge, violence, racisme, intolérance, abus de pouvoir, viol, mort, deuil, peur… J’y ai même trouvé un côté << secte >> bien présent, dans la façon qu’ont de vivre les villageois.

Autant il est habituel dans tous romans fantasy de rencontrer certains de ces thèmes, autant d’autres sont assez rares dans ce genre d’histoire. Ce qui rend ce bouquin à mon sens captivant et original.

Avec ce premier tome, on est bien loin du gentil conte féerique, où tout le monde est beau, et où le bien triomphe toujours du mal.

Dans Les Eférides, la méchanceté et la cruauté font partie intégrante de l’univers dans lequel évoluent les personnages. Certains d’entre eux prenant même un réel plaisir à torturer leurs semblables. Un livre qui est donc parfait pour une nana comme moi, qui adore la magie et le rêve, mais cherche aussi une part d’action et de rebondissements.

L’héroïne a beau être Leïna, on ne rentre pas seulement dans sa tête. On suit en parallèle de ses péripéties, celles d’autres personnages, avec leur vision des choses, leurs sentiments et leurs pensées. Une façon de donner encore plus de rythme à ce récit.

Ce tome 1 est donc une belle réussite, qui j’imagine ( n’ayant pas encore eu l’occasion de lire les suivants déjà parus ), promet de belles suites.

Et cette fin!? Cette fin que franchement je ne voyais pas venir! Une petite merveille qui m’a mis un coup au cœur ^^