Celle qui a dit fuck

Non mon ami, je n’ai pas décidé de devenir malpolie. Non je ne crache pas par terre en insultant les passants dans la rue.

J’ai juste compris grâce à un bouquin qu’il est parfois bon, voire indispensable de savoir dire Fuck à la vie.

 

Celle qui a dit fuck

 

Ce livre << Celle qui a dit fuck >>, je l’ai déniché dans le coin développement  personnel de chez Cultura. Avec sa couverture girly et son titre accrocheur, il m’a de suite attirée.

 

Écrit par deux sœurs, Anne-Sophie et Fanny Lesage, ce journal intime bourré d’illustrations comiques ( par Léna Piroux ) est une mine de conseils pour apprendre à lâcher prise.

 

Ce qui m’a beaucoup plu ici, c’est que nous ne sommes pas en présence d’un de ces manuels de coaching habituels, rapidement barbants, mais d’un roman agréable à lire, dans lequel l’héroïne confie ses pensées à son journal. C’est donc très fluide.

On se prend vite d’affection pour Alice, cette jeune femme imparfaite, décrite par ses proches comme étant << attichiante >>, qui nous entraîne dans ses délires, ses doutes, ses angoisses et petits tracas du quotidien.

La trentaine, sans enfant, un boulot qui ne lui convient pas si bien que ça, elle passe son temps à bien trop cogiter et à ruminer. Comme moi, elle est incapable de fermer les yeux à peine la tête sur l’oreiller car elle ne parvient pas à mettre son cerveau en pause. Elle va refaire mentalement la liste de ce qu’elle a encore à faire, de ce qu’elle doit acheter… Réfléchir à ces petites remarques qu’on a pu lui faire, ou qu’elle aura pu mal interpréter pour ensuite s’imaginer tout un tas de scénarios plus fous les uns que les autres sur les potentielles suites que ça pourrait probablement causer si jamais peut être dans l’éventualité…….

Ce qui au final, fait d’elle une personne stressée et incapable de se satisfaire de ce que la vie lui apporte et souvent jalouse. Profiter du moment présent, elle ne sait pas vraiment ce que cela signifie, ou du moins, elle ne sait pas comment le faire.

Elle se met la pression à longueur de journée et est si exigeante avec elle même, qu’elle finit par avoir le sentiment d’être nulle dans tout ce qu’elle entreprend.

 

Celle qui a dit fuck

 

C’est pourquoi un jour, se rendant compte que tout ça n’est plus possible et qu’elle a besoin de se remettre en question pour être bien dans ses pompes, Alice décide de << dire fuck >> à tous ces petits tourments.

Elle se plonge dans une enquête digne de Columbo, pour mettre la main sur le Bonheur et note durant un an dans un journal tout ce qu’elle va découvrir. Coucher noir sur blanc ses idées, mais aussi ses coups de cœur et ses coups de gueule, va lui permettre de prendre doucement du recul. Un bon moyen d’extérioriser.

Moi-même désormais, je me suis mise à l’écriture thérapeutique. Quand j’en ressens l’envie ou le besoin, je note tout ce qui me vient par la tête, de façon à vider mon sac mais aussi à me retrouver un instant seule avec moi-même. Je me suis aussi acheté un carnet du Bonheur, dans lequel plusieurs exercices d’écritures sont regroupés. Une véritable échappatoire, qui me permet de faire le point sur le passé et d’envisager l’avenir d’un œil plus positif. N’hésite pas cher lecteur, à fouiner sur le net pour trouver des exos, il y en a plein.

Armée donc de son << fuck it board >>, Alice en vient à se demander quand, comment et à qui ou quoi, elle doit dire fuck. C’est avec humour et légèreté qu’elle va se livrer, montrant qu’elle est une jeune femme normale, ni bombasse, ni intello, mais pas pour autant insipide. Juste une nana avec des rêves, qui peut se retrouver dans de drôles de situations, mettre les pieds dans le plat et faire de sacrées gaffes. Bref, Alice, c’est moi, toi, elle ou lui….

 

Celle qui a dit fuck

Et grâce à un groupe, style alcoolique anonyme, non seulement elle va découvrir qu’il n’y a pas qu’elle qui souffre d’IPSF ( intellectualisation par pensée sans fin ), mais en plus elle va apprendre quelques astuces pour remédier à ses troubles ( et nous en faire part ).

C’est décidé, elle va vivre sa vie pour elle, être plus indulgente avec elle même et croire un peu en elle ! C’est décidé je vais vivre ma vie pour moi, être plus indulgente avec moi même et croire un peu en moi!

Et toi, que décides-tu?

2 comments

  1. La parenthèse psy says:

    Salut ! Je ne connaissais pas cet ouvrage, je vais m’y plonger sérieusement prochainement ! J’avais en revanche lu un article d’un blogueur américain qui parlait d’un “sac de fuck” dans le sens :”lâcher prise sur les petites choses qui ne valent pas la peine qu’on s’attarde trop sur elles”. En gros, ne pas gaspiller son énergie pour des choses minimes et placer son énergie ailleurs. cet article m’a beaucoup parlé et j’en parle aux jeunes ado que je peux recevoir en cabinet ! Ils adorent le concept du fuck, on se demande bien pourquoi 😉

    Belle journée,
    Line
    https://la-parenthese-psy.com/

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