Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Je dois faire cet article depuis un grand moment, mais je ne m’y étais pas encore mise. Mea culpa, je suis désolée….

Mais comme les vacances d’octobre ne vont plus tarder, il est temps que je le fasse, car peut être que ça va pouvoir t’aider à partir quelques jours avec ta famille, tes potes, ton chien ou même toi tout seul, si tu es plus du genre ermite.

Voyons déjà le transport.

Comme je te l’avais déjà expliqué lors de mon premier séjour à Valencia, en amoureux avec le Chéri, jusqu’à présent, je voyageais en passant par le site Kayak. Plus précisément par la fonction Explorer le monde, qui te permets de rentrer différents critères, comme ton budget maxi, ta ville de départ, tes dates, et autres, pour ensuite voir apparaître sur une carte, les différents vols qui peuvent correspondre à tes désires.

A partir de là, tu n’as plus qu’à cliquer sur une destination, pour qu’un comparatif des compagnies aériennes te soit proposé. Pour ma part, les deux fois où je suis partie en Espagne, je suis passée par Ryanair ( ouais je sais, en ce moment c’est la guerre chez eux ^^ ).

Pour notre premier voyage à Valencia, nous en avons eu à 2, aller-retour avec la priorité et 2 bagages chacun en cabine, pour 77,97€ ( sièges aléatoires , donc séparés, mais nous avons échangé avec d’autres personnes dans l’avion pour être l’un à côté de l’autre).

Pour notre voyage en famille à Valencia, nous en avons eu à 5, aller-retour avec la priorité et 2 bagages chacun en cabine, ainsi que des sièges réservés, pour 239,90€.

Je trouve franchement que c’est plus que raisonnable. Non?

Alors ok, on est loin du super avion tout confort…. Tu ne vas pas pouvoir étaler tes jambes… Tu vas crever de chaud, coincé entre tes voisins de vol… Tu n’auras pas le droit à la moindre cacahuète gratuite ou à un ptit verre gentiment offert par un steward sexy à l’accent évoquant le sable chaud…. Mais au moins tu n’auras pas dû hypothéquer ta baraque ou mettre en gage ta grand-mère.

Maintenant, parlons location.

Car c’est bien beau de partir à l’aventure, avec ou sans tribu, mais faut peut être penser au lieu où tu vas poser ton royal popotin pour te reposer….

Si comme moi, tu n’as pas un salaire de ministre, tu vas déjà éviter l’hotel. C’est cher, même lorsque l’on va dans un Formule 1. Tu risques de te retrouver avec une chambre à peine plus grande qu’un placard. Et la douche voir les wc seront dans le couloir et à partager….

Bref, moi ce n’est pas mon kiffe.

Surtout qu’ensuite, il faut aussi pouvoir se payer le restaurant à chaque repas….

Donc, autant partir sur l’idée d’un Airbnb.

En gros, c’est un site sur lequel tu vas trouver des annonces de particuliers, qui mettent en location de temps en temps ou régulièrement leur maison ou appartement. Des logements qui seront donc loués pour des week-ends ou vacances, ou encore pour juste une nuit.

On trouve de tout, un peu partout, et pas seulement en France.

Niveau tarif, ça peut être extrêmement compétitif, jusqu’à quasiment inabordable. Mais là encore, tout dépend de ce que l’on cherche, des périodes souhaitées et surtout de la façon dont on va aborder la question ^^

Car il y a quelques astuces sympa, pour pouvoir profiter d’un logement agréable, pour un budget dérisoire. C’est pour ça que tu es ici, en train de lire cet article, non?!

Alors voici mon secret…. Mon arme invincible, pour pouvoir partir en vacances, sans avoir à économiser durant des mois.

 

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

 

Tu es prêt?

Déjà laisse moi te montrer la maison que j’avais louée lors de notre dernier voyage. Celle-ci était située dans le Piemont, en Italie, à Alice Superiore ( Valchuisella ), pas très loin de Turin. Un coin magnifique, perdu entre campagne et montagnes, où nous avons pu nous baigner dans une cascade enchanteresse, et nous promener le long d’un torrent qui passé à 500m de chez nous.

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Cette grande maison, n’avait pas juste un jardin…. Elle disposait carrément d’un immense terrain, avec sa propre forêt et des tas d’arbres fruitiers. J’ai d’ailleurs pu faire une cure de figues, mûres, poires, prunes, fraises des bois et corniolos. Sans parler des framboises, mirabelles, pêches, pommes, raisin, noix et myrtilles que l’on trouvait en se baladant dans la nature.

Il y avait aussi des kiwis dans cette propriété, qui formés comme une << ombrelle >> au dessus la terrasse du rez-de-chaussée.

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Normalement, nous disposions de tout l’appartement du premier étage, ainsi que des balcons qui faisaient tout le tour de la demeure, et bien entendu nous avions accès au terrain, ainsi qu’à une table de ping pong et des cages de foot.

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mais nous pouvions aussi utiliser la terrasse du rdc, lorsque les propriétaires n’occupaient pas le logement du bas. Bon. Concrètement, ils n’étaient là que parfois le week end. Et lors de ces moments là, ils étaient tellement sympa, qu’ils jouaient avec nos gremlins, les baladaient en brouette et leur offraient des tas de choses. Des gens tellement sympa, que nous avons gardé contact avec eux.

Le second étage n’était pas habité, car il ne servait que de grenier. Donc je peux te dire que l’on ne risquait pas d’être dérangé.

Notre appartement comprenait 2 chambres avec dans chacune un lit king size et 1 lit une personne, un salon / salle à manger, ouvert sur la cuisine, et une salle de bain avec baignoire et wc. Nous disposions d’un lave linge, d’une ancienne gazinière ( j’en veux une comme ça chez moi!!!! j’adore les fours à gaz! ), d’une télé que nous n’avons jamais allumée ( on avait bien autre chose à faire ), de couchages en pagaille, de draps de bain, de torchons, et de vaisselle.

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Nous avions aussi accès au garage pour récupérer le bois nécessaire à la chaudière. Car oui, nous devions chauffer l’eau par un cumulus à bois. Qu’est-ce que j’ai pu adorer faire du feu tous les matins pendant que la tribu dormait encore, dès que le coq de la ferme voisine me réveillait. Mon pote Hei Hei et cette chaudière me manque terriblement ! 

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

D’ailleurs en te parlant de la ferme, nos voisins ( on en avait pas beaucoup ^^ ), étaient donc fermiers, et nous vendaient de délicieux fromages, des œufs et du lait frais qu’ils venaient tout juste de tirer. Une superbe expérience pour nos mômes que d’assister à la traite des vaches et de déguster le lait encore chaud.

Nos autres voisins, eux, vendaient du miel ( on en rapporté plusieurs pots ).

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Alors à ton avis, combien à bien pu nous coûter cette location? 50€ par personne et par jour ? 80€ ?

Et si je te dis que pour la première période où nous y avons séjourné, nous n’en avons eu que pour 3,37€ par personne et par jour, tout frais inclus ( Airbnb, ménage…. ). Tu me crois?

Et bien c’est pourtant la pure vérité!

Nous sommes restés 21 jours entre juillet et août, donc en pleine saison, et n’avons payé que 354,14€

Elle est pas belle la vie?!

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mais comment ai-je fait me demanderas-tu?

C’est très simple…. J’utilise la fonction carte d’Airbnb, comme j’ai pu le faire avec Kayak. De cette façon, je rentre mes critères ( à savoir que si je voyage avec les enfants, je cherche à avoir un logement entier, et non pas juste une chambre chez un hôte comme on avait pu le faire le Chéri et moi lors de notre séjour en amoureux en Espagne ), ainsi que mon budget et le secteur où je pense aller, puis je regarde ce qui m’est proposé. Doucement, petit à petit je déplace la carte, de façon à élargir ma zone de recherche.

Et là, on peut constater que parfois, il est plus intéressant de louer une habitation en dehors de la France, que chez nous.

Autre astuce, que ce soit avec cette location en Italie ou celle faite en Espagne lorsque nous y sommes retournés avec les enfants, ou encore celle dans l’Aude, je privilégie les annonces avec réductions.

Bah ouais…. Je ne crains absolument pas les nouvelles annonces pour des logements qui n’ont encore jamais été loués. Car en général, les propriétaires mettent en place de belles réducs pour les 3 premiers qui vont louer leur bien. C’est de cette façon que j’ai obtenu une réduction sur l’appartement à Valencia pour notre deuxième voyage là-bas, mais aussi pour cette maison rustique en Italie ( à savoir -20% ).

Je cherche aussi les offres avec des réductions hebdomadaires. Ce qui a été le cas pour Alice Superiore, qui m’a encore fait une réduc de -25%.

J’évite le plus souvent les frais de ménage, préférant le faire moi-même.

Du coup, pour nos vacances en Italie, j’en ai eu pour 354,14€ au lieu de 609,29€, pour 21 jours à 5. Qui dit mieux?!

Comme nous y passions un merveilleux moment, nous avons vu avec les propriétaires pour louer quelques jours en plus la maison. Cette fois-ci nous ne sommes pas passés par le site, puisque nous étions face à face. Nous avons prolongé de 10 jours, pour 170€. Soit 3,40€ par personne.

Ce qui au final, nous a fait 1 mois complet de vacances au calme, avec des chevreuils qui passaient dans notre terrain, des rapaces qui volaient devant nos fenêtres, des arbres fruitiers à gogo, et un paysage que je ne suis pas prête d’oublier, pour seulement 524,14€.

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Dernière petite astuce….

Nous évitons de manger dans des restaurants. Tout d’abord parce qu’à nous tous, c’est hors budget. Ensuite, parce qu’avec mes TCA, ce n’est pas gérable. Mais aussi car il est bien moins cher et plus sympa, de profiter des produits locaux. Un tour au marché du coin…. Un passage chez les voisins et petits commerces de proximité…. Et hop, on se fait un barbecue ( j’ai oublié de préciser qu’on en avait un dans la location d’Italie ), ou un picnic lors d’une balade.

 

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

Mes astuces pour voyager avec un petit budget

D’ailleurs, pour ces dernières vacances, comme nous étions partis en voiture, nous avions pensé à emporter quelques courses faites en France, histoire d’avoir dès notre arrivée les produits de base ( à un bon tarif puisque achetés dans les magasins où nous allons régulièrement et dont nous connaissons les prix ). Nous étions même passés la veille de notre départ chez notre primeur habituel qui vend à bas prix des fruits et légumes non calibrés, pour les prendre dans nos glacières.

Ensuite, nous avons repéré les magasins discounter ( que ce soit en Espagne, dans l’Aude ou en Italie ).

De cette façon, nous avons fait assez d’économies pour pouvoir profiter de bons petits moments, comme se poser boire un coup dans un bar, manger une glace en visitant certaines villes, acheter des cartes et souvenirs…..

Voilà…. 

Maintenant, tu sais comment partir en vacances, même si tu ne roules pas sur l’or ^^

Alors, tu pars où?

 

 

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Alors laisse moi te parrainer / marrainer !

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S’organiser lorsque on a une grande tribu

Comment s’organiser lorsque l’on a une famille de 5 personnes et que l’on souffre d’anorexie et d’orthorexie?

 
Quelques personnes m’ont récemment demandé comment je faisais pour m’organiser et réaliser autant de choses dans une journée.
 
Je dois dire qu’ayant en général la sensation de ne pas en faire assez, j’ai été très surprise et et touchée lorsque l’on m’a dit être admirative des tâches que j’accomplis au quotidien.
 
Car il faut savoir qu’avec ma maladie j’ai un besoin permanent de tout contrôler à tel point que cela en devient obsessionnel.
 
Je ne parviens pas à tenir en place très longtemps et j’ai tout le temps besoin de m’occuper l’esprit pour éviter de trop cogiter et de penser pendant des heures à la nourriture.
 
De plus, rares sont les personnes à prendre en compte que les TCA posent de gros soucis au niveau de la mémoire et de la concentration. Un poids trop faible implique un corps qui n’arrive plus à fonctionner correctement. Celui-ci met donc en veille certaines parties pour ne faire fonctionner que ce qu’il estime vitale. Du coup bien souvent le cerveau ne suit plus. Et dans ces moments-là impossible pour moi de rester focalisée bien longtemps sur quelque chose voir même d’aligner 3 mots correctement. Je peine à m’exprimer et et m’énerve de ne pas réussir à faire une phrase même toute simple. Moi qui avait jusque-là une mémoire plutôt pas mal j’en oublie bien souvent les moindres petits détails de ma vie, alors je vous laisse imaginer en ce qui concerne les rendez-vous.
 
N’ayant pas de secrétaire pour me rappeler régulièrement ce que je dois faire et où je dois aller, et devant gérer le quotidien et les emplois du temps différents de toute la famille, je dois à tout prix m’organiser.
 
Pour cela j’ai mis en place quelques astuces, que je vais te dévoiler et qui j’espère pourront te servir.
 
S'organiser lorsque on a une grande tribu
 
Dans un premier temps tu vas pouvoir constater que ma porte d’entrée est devenue un pense-bête géant.
 
J’y ai collé des petits tableaux pour chaque mois dans lesquels je note rigoureusement tous les rendez-vous à venir, mais aussi ce que nous faisons au jour le jour. De cette façon plus besoin de me creuser la tête sans arrêt pour me rappeler de ce que j’ai pu faire les jours passés.
 
Mais pourquoi mettre ça sur la porte d’entrée me diras-tu. Tout simplement parce que c’est l’endroit où nous passons forcément tous les jours et plusieurs fois par jour, ce qui nous oblige à voir ce calendrier. Jusque-là je notais tout dans mon Bullet journal. Seulement à la longue j’ai oublié de le consulter et j’ai pu constater que j’avais encore plus le besoin d’ajouter des tas et des tas d’activités à faire en plus. Cela en devenait frustrant lorsque je ne parvenais pas à accomplir toutes les tâches que je m’étais fixée. C’était limite une compétition épuisante avec moi-même.
 
S'organiser lorsque on a une grande tribu
 
Mais ce n’est pas tout ce que l’on peut trouver sur ma porte.
 
J’y ai ajouté l’emploi du temps de mon grand qui est au collège, ainsi qu’un graphisme regroupant les saisons et les anniversaires de toute la famille.
 
 
S'organiser lorsque on a une grande tribu
 
Histoire de ne pas devoir chercher tout le temps les numéros de téléphone utiles que nous utilisons souvent, je les ai affichés sur le disjoncteur, juste à côté de la porte. J’y mets aussi les cartons d’invitation pour les anniversaires que reçoivent les enfants et les différents flyers que je désire conserver dans l’optique de me rendre aux animations et événements.
 
Le dernier élément qui va d’ici peu décorer ma porte, est un calendrier des fruits et légumes que l’on peut trouver en fonction des saisons. Il est en préparation et nous sera bien utile pour nos futures cueillettes.
 
S'organiser lorsque on a une grande tribu
 
Pour terminer avec mon entrée, j’ai aussi installé un range lettres dans lequel nous glissons les papiers qu’il faut garder sous la main, ainsi que les tickets de caisse qu’il faudra que j’ajoute aux comptes. On y trouve aussi des stylos et des morceaux de papier qui peuvent servir de brouillon, ou en cas de griffonnage et d’éléments à noter ( conversation téléphonique, liste de courses…). D’ailleurs pour rester dans une ambiance écologique, ces morceaux de papier sont découpés dans les dessins que les enfants ne veulent pas garder, ou dans les courriers et pubs que je reçois et qui ne me servent pas.
 
Maintenant je vais te parler de mon astuce budget.
 
Comme dit plus haut je regroupe les derniers ticket de caisse tous ensemble.
Plusieurs fois par semaine je fais les comptes en utilisant un logiciel qui s’appelle budget pour les nuls. Je rentre dedans chaque dépenses et vérifie minutieusement que mes comptes correspondent à mon solde bancaire.
Je prévois les dépenses à venir en mettant consciencieusement de l’argent de côté et en me refusant d’y toucher même en cas de coup dur. Par exemple depuis que nous sommes propriétaire nous savons que nous allons devoir sortir une grosse somme d’argent pour le ravalement des façades. Du coup tous les mois je mets de l’argent de côté. Et même lorsque les fins de mois sont difficiles ou qu’un gros imprévu nous tombe dessus, je refuse catégoriquement que l’on prenne dans cette somme. Je vais plutôt me débrouiller pour faire des économies autrement en limitant les sorties payantes, en chinant les bonnes occas et petits tarifs, et en préparant le maximum de choses moi-même, que ce soit les repas, les cadeaux, ou même les déguisements des enfants.
 
Comme beaucoup de monde j’ai aussi plusieurs cartes de fidélité dans les magasins qui permettent petit à petit de créditer de l’argent.
Je n’utilise jamais au cours de l’année ces sommes, préférant les garder pour la fin d’année qui chez nous est assez chargée en événements. En octobre, novembre, décembre et janvier nous cumulons les anniversaires et fêtes. Du coup il est bien pratique de pouvoir à ce moment-là utiliser les cagnotte de fidélité.
 
Maintenant parlons du quotidien lorsque les enfants ont école.
 
Pour ne pas galérer le matin je prévois la veille au soir ce qu’ils vont pouvoir déguster au petit déjeuner. Soit tout est prêt à leur réveil car il s’agit d’une pâtisserie ou d’un porridge préparé à l’avance. Soit nous nous sommes mis d’accord avec le Chéri sur ce qu’il y aura à manger et ce dernier prépare rapidement ce qu’il leur faut, pendant que les enfants se lèvent et que je m’occupe de mon propre petit-déjeuner. A savoir que je suis toujours réveillée bien avant tout le monde, ce qui me permet de faire un brin de ménage et de foncer sous la douche, avant de croiser la tribu.
 
La veille au soir chaque enfant prépare son cartable qu’il dépose dans le salon et choisit sa tenue pour le lendemain qu’il dispose dans sa chambre pour pouvoir s’habiller tout seul au réveil.
Les Gremlins préparent aussi avant d’aller se coucher leurs plateaux, serviettes, verres et couverts, pour ne pas avoir à le faire le matin. Un gain de temps qui n’est pas négligeable.
 
Ce qui est aussi bien pratique c’est d’utiliser au maximum son congélateur.
Lorsque je réalise un gâteau par exemple, les parts en trop ne sont pas mangées par gourmandise dans la foulée mais congelées individuellement ce qui me permet de toujours avoir en stock des desserts, goûters, et petit-déjeuners faits maison. De même si j’ai des restes de plats.
 
Pour ce qui est du sport je dois avouer que j’ai beaucoup freiné. De toute façon je n’ai plus l’autorisation pour le moment de faire grand-chose. Plus de musculation ni de cardio, pas de séance intensive. Je n’ai le droit que de faire du yoga doux ou du pilate ainsi que quelques balades, et maximum 20 minutes de vélo d’appartement. Du coup je ne me mets plus autant la pression qu’avant, même si je dois le reconnaître il est très dur pour moi de ne plus pouvoir faire autant de sport qu’il y a quelques années en arrière. Je fais une séance lorsque je sens que j’en ai besoin physiquement mais aussi moralement, que je dois me changer les idées et tout simplement que j’en ai envie.
 
Comme je dors beaucoup moins que le reste de la tribu (merci les TCA) je peux de temps en temps m’accorder le matin un petit moment rien qu’à moi, qui tourne en général autour du yoga, de la méditation ou d’Insta.
 
Dernier point, je dois reconnaître que j’ai beaucoup plus de temps pour dessiner ou même lire et passer d’agréables moments en famille, depuis que nous avons pris la décision de ne plus regarder fréquemment la télé. Nos séjours dans l’Aude et en Italie, dans des villages totalement perdus, nous on permis de nous rendre compte que nous préférions faire d’autres activités que de rester affalés sur nos canapés, l’esprit totalement lessivé par la tv.
Attention, je ne dis pas que nous ne sommes pas toujours des accros de séries, et que nous avons abandonné notre abonnement à Netflix. Mais juste que nous n’allumons plus beaucoup nos écrans pour le moment et que nous nous remettrons un peu plus là-dedans lorsque le froid et la grisaille seront de retour. Pour le moment il est bien plus sympa de profiter des derniers jours de chaleur et du grand-air pour aller faire de belle cueillettes à stocker pour l’hiver.
 
S'organiser lorsque on a une grande tribu
 
J’allais oublier je fais aussi beaucoup de To Do List pour savoir ce qu’il me reste à faire dans les jours à venir. Lorsqu’une de mes tâches est accomplie, je la raye. 
Il en va de même pour les devoirs des enfants que nous avons pris l’habitude de leur faire faire le vendredi soir retour de l’école, pour la semaine complète. Dès qu’ils ont fini une leçon ou un exercice, ils le surlignent et passent au suivant pour n’avoir plus qu’à relire ou réviser les cours durant la semaine. 
 
Et toi, as-tu des petites astuces pour t’organiser et remplir correctement tes journées ?
N’hésite pas à me les partager en commentaire ! Elles seront sûrement utiles à d’autres personnes ! 

Mon aventure au Green Love

On se retrouve aujourd’hui pour que je te parle d’un restaurant très sympa sur Marseille, qu’il faut à tout prix que tu connaisses si tu es du secteur ou que tu viens en vacances ici. Un lieu qui vaut vraiment le détour, je te le garantis.

Mon aventure au Green Love

En plein centre-ville, non loin de la préfecture, derrière une baie vitrée entourée d’une devanture en bois clair, Sarah et Maxime sont prêts à t’accueillir dans leur petit cocon végan.

Le Green Love, c’est leur bébé, qui vient il y a peu de temps, de fêter ses 1 ans. Le beau projet d’un couple qui a bien fait de se lancer dans cette aventure pour la plus grande joie des gourmands.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Le restaurant n’est pas très grand, mais c’est ce qui fait son charme, permettant de se sentir comme à la maison dans une ambiance conviviale, avec des patrons aux petits soins pour leurs clients et toujours prêts à discuter. Une déco à la fois sobre et chaleureuse, dans des tons naturels, avec des banquettes et coussins ici et la, où il fait bon se poser le temps d’un repas.
Mon espace préféré c’est le coin avec rocking chair entouré de plantes. Je me verrai bien m’y installer avec un bon bouquin tout en sirotant un des délicieux jus maison du Green Love.

Mon aventure au Green Love

Mise à part la gentillesse des patrons, ce qui fait de ce restaurant un lieu exceptionnel c’est sa cuisine homemade totalement végan.

Mon aventure au Green Love
Des Love Bowl bien garnis, en passant par les burgers et les pâtisseries, tout est végétal.

Les menus changent régulièrement et sont concocter avec amour, avec l’aide de Vincent, le cuisinier plein de peps.

Mon aventure au Green Love

Mais que mange-t-on me demanderas tu?

De délicieuses salades, des nuggets de soja, des steaks végétariens, des yakitoris de tofu, du houmous, des falafels, du chili sin carne, des petites patates rôties, du curry de légumes, de la charcuterie végé, du fauxmage…

Mon aventure au Green Love
Mais aussi des cheesecakes si beaux que c’est un crime de les dévorer, des Bounty crus à se damner, des brownies  et autres cakes…
Sans oublier les cookies de Vincent qui ont su conquérir le cœur de mon homme mais surtout de mon mini nain.

Pour ma part je me suis découvert une passion pour les pancakes sans gluten que j’ai pu tester lors des brunchs du Green Love. Moi qui ai tellement de mal à manger des pancakes, encore plus lorsque je ne les ai pas cuisinés moi-même, je peux te dire que je suis totalement accro aux leurs.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

D’ailleurs je ne saurais que trop te conseiller de participer à un de ces fameux brunchs, qui ont lieu une fois par mois, le dimanche. Pour 24,90 € tu vas pouvoir profiter d’un méga buffet à volonté plein de saveurs sucrées comme salées.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love
Tu ne seras franchement pas déçu et tu repartiras le ventre bien rempli. Car en plus de tous les mets dont je t’ai déjà parlé tu pourras aussi trouver du crumble, du muesli, de la compote, des yaourts, différents pains dont certains sans gluten, de la pâte à tartiner, de la confiture, de la chantilly, de la salade de fruits, des fruits frais… Et pour les boissons du thé sera à ta disposition ainsi que du café, un jus du jour et une citronnade. De quoi ne plus manger pendant 1 mois, soit juste le temps qui s’écoulera entre ce premier brunch ou tu seras allé et le suivant où tu auras envie de vite retourner.

Mon aventure au Green Love

Et si tu comptes venir avec des enfants, pas de panique, je peux t’assurer que eux aussi vont se régaler. Mes Gremlins ont élu le Green Love comme étant le meilleur restaurant de Marseille où ils ont pu déjeuner.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Petite nouveauté : le Love pique-nique qui a été lancé pour la première fois la semaine dernière et dont le principe était de se réunir dans un parc autour d’un bon repas, chacun apportant un plat de son choix ou une boisson ainsi que sa bonne humeur. Seule condition, tout devait être végan. Un moment que la tribu et moi-même avons adoré et qui nous a permis de tester de nouveaux plats tout en discutant des recettes avec leurs créateurs. Mention spéciale pour le barbecue et les saucisses maison végétariennes, ainsi que pour les aubergines à la sauce miso que j’ai adorées.

Mon aventure au Green Love

Alors que tu sois végétarien, flexivore, ou omnivore, ne t’en fais pas, tu seras très bien reçu par Madame et Monsieur Green Love, et tu vas kiffer grave cette adresse.

C’est tellement mon cas, que lorsque je vais chez eux, j’en oublie un temps mon anorexie et me surprends à relever de beaux défis ( j’ai mangé des pommes de terre et de la patate douce hier!!! ) sans culpabiliser et dans des quantités bien inhabituelles pour moi.

Merci Sarah, Maxime et Vincent de me permettre d’être presque normale le temps d’un repas.

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Restaurant Green Love

22 boulevard Louis Salvator

13006 Marseille

0488868275

La page Facebook

Le compte Instagram

Anorexie, pourquoi en parler

Anorexie, pourquoi en parler

 

Dernièrement j’ai été très touchée d’apprendre qu’à force de lire mes posts, de suivre mon compte, une jeune femme s’était aperçue qu’elle aussi souffrait de TCA.

Comme moi, elle n’avait pas écouté ce que lui disaient ses proches, son entourage et elle avait nié pendant un moment l’état dans lequel elle avait doucement plongée.

Savoir que désormais, elle a mis le doigt sur ce problème et qu’elle va pouvoir tout faire pour reprendre sa vie en main et lutter, me donne le sourire.

Bien évidemment je ne suis pas heureuse de savoir qu’elle aussi, malheureusement est atteinte du même trouble que moi. Je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi. Je suis tout simplement contente de savoir qu’elle va pouvoir se reconstruire et éviter de descendre plus bas dans cet enfer.

C’est exactement pour cette raison, que j’ai décidé de parler à cœur ouvert de ma maladie, de mon état, des moments où je vais bien, mais aussi de ceux où je vais mal… De tout ce qui fait qu’il ne faut surtout pas finir dans l’anorexie.

Au départ je me disais qu’il valait mieux cacher cette partie de moi. Faire semblant… Sourire à longueur de temps et ne publier sur Instagram que les bons jours, que des photos enjouées…

Mais dans quel intérêt ? Pour me cacher ? Pour me préserver ? Par peur du regard des autres, des critiques, de ce que l’on va penser de moi… Mais n’est-ce pas déjà ce regard des autres, cette crainte du monde extérieur, de ne pas plaire, de ne pas rentrer dans le moule qui m’a fait tomber aussi bas ?

Parce que j’avais honte ?

Oh oui j’ai honte, tellement honte… Honte de moi quand je bloque dans un magasin, dans une boulangerie, dans n’importe quel rayon alimentaire… Au restaurant parce que je mets des heures à choisir ce que je vais peut-être réussir à manger… Lorsque je vois ma famille attendre que je finisse par me décider…

Mais aujourd’hui je suis fière, fière de de savoir que cette jeune femme, un peu grâce à mon vécu que je partage, va retrouver une vie plus normale.

 

Anorexie, pourquoi en parler

 

On ne devrait pas avoir à cacher sa maladie. Si les gens autour de nous étaient mieux informés, ils pourraient peut-être plus facilement nous comprendre ou du moins anticiper nos réactions, et notre comportement. A chaque fois que je vais dans un restau ( ce qui est très rare ) je me souviens de ce couple qui un jour, dans un Buffalo Grill où tout était allé de travers, m’avait dit << On ne va pas au restaurant quand on est malade, on reste chez soi >>. Belle mentalité…. Combien de personnes devraient alors se morfondre chez elles?

La société aime coller des étiquettes. Elle aime classer les gens. Du coup on imagine que les anorexiques sont principalement des jeunes filles, des ados, mal dans leur peau à cause de la puberté. Que forcément elles sont extrêmement maigres et se font vomir régulièrement. On a beaucoup plus de mal à imaginer qu’un homme ou même une mère de famille puisse être atteint de ce trouble.

Le pire c’est que l’on ne voit pas tout ce que cela entraîne, toutes les autres maladies liées à l’anorexie. Comme par exemple l’orthorexie qui oblige la personne qui en souffre à tout contrôler, à ne manger que des aliments jugés extrêmement sains et à se dépenser physiquement à chaque bouchée avalée. Ou encore la potomanie dans laquelle on tombe doucement à force de boire des litres d’eau ou de thé pour contrer sa faim. Une autre astuce souvent mise en place pour duper son estomac étant le masticage de chewing-gum, qui nous faisant avaler de l’air, gonfle ensuite l’estomac et renvoie à nouveau une image déformée qui n’aidera pas les anorexiques. Un cercle vicieux.

Sans oublier l’ostéoporose, les jambes si douloureuses, le corps si fragile… L’insomnie… La fatigue… Le cerveau qui se met au ralenti et nous empêche de nous concentrer sur quelque chose ( adieu cinéma, livres, coloriage). Le cœur qui déraille… Les cheveux que l’on perd par poignée et les ongles qui se cassent tout le temps… Les hormones complètement détraquées…

Le moindre acte est très compliqué pour les anorexiques. Il faut tout anticiper et si un imprévu arrive cela peut être la catastrophe. Un mini changement dans le planning et ça peut finir en drame, plongeant la personne dans la dépression.

Du coup on s’éloigne des autres et on finit par être seul. On ne veut pas imposer tout cela à ses amis. On préfère ne pas leur compliquer la vie.

Dernièrement je suis partie en weekend avec ma famille dans un petit village totalement perdu, à l’écart de tout. Il a fallu faire une heure de route pour trouver un petit magasin de proximité. Mais une fois sur place, grosse panique pour moi car il n’y avait absolument pas de produits frais, ni légumes, ni fruits. Comme je ne mange presque que ça, je me suis retrouvée dans un sale état à errer de rayon en rayon, en essayant de trouver comment j’allais pouvoir m’alimenter. J’étais à deux doigts de m’effondrer, ce que finalement j’ai fait une fois rentrés dans la maison que nous louions.

Personne ne peut s’imaginer à quel point le quotidien peu vite devenir pesant dans de telles situations. Pour soi, comme pour les autres.

Voilà pourquoi je tiens tellement à ne pas camoufler les mauvais côtés de ma vie. Je veux que l’on sache ce qui se cache derrière l’anorexie. Je veux que l’on arrête de croire qu’il ne s’agit que de nourriture. Qu’en dehors du blocage devant l’assiette, il y a tout un monde.

 

Anorexie, pourquoi en parler

Je suis donc très heureuse de pouvoir bientôt aider l’association Keys, créée par Alexia Savey, lors d’un parcours d’éclosion qui aura lieu à Marseille en 2019 et qui aura pour but d’offrir une journée merveilleuse à des jeunes femmes qui ont besoin de soutien.

Informations sur l’association Keys

Qu’est-ce que le Parcours d’éclosion?

 

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Découverte de mon Egowoman ( + CONCOURS )

Découverte de mon Egowoman ( + CONCOURS )

 

Egoman et Egowoman, tu connais ?

Des noms de Super Héros, qui pourtant ne sont pas si géniaux que ça. Des noms tout droit sortis d’un comics ou d’un dessin animé, qui pourraient faire rêver les gamins.

Ces personnages, je viens de les découvrir au travers du livre << Le jour où je me suis aimé pour de vrai >> de Serge Marquis ( spécialiste de la santé mentale au travail ).

Avant de te donner mon avis et de te présenter plus en détails Monsieur et Madame Egoman, laisse moi au moins te faire un rapide résumé de cette histoire.

Ce livre me fait doucement penser à un journal intime…. Ou au regroupement des pensées et souvenirs d’une femme, Maryse.

Cette neuropédiatre, pour qui le travail est en tête sur sa liste de priorité, est passionnée par ses recherches sur le cancer. Mais pas forcément pour de bonnes raisons…. Ce qui l’intéresse le plus, c’est avant tout sa carrière et le moyen d’être reconnue, d’être mise sur un piédestal. Elle veut que l’on sache qu’elle est au dessus de tout le monde, bien plus brillante que le commun des mortels. Elle sait facilement prendre les gens de haut et leur imposer le silence rien qu’en entrant dans une pièce, juste par l’aura qu’elle dégage. Dotée d’un pouvoir de séduction assez fort et de jambes interminables, elle n’a aucun doute sur le regard que les hommes peuvent poser sur elle. Un jeu qui l’amuse…

Seulement Maryse Du Bonheur a une légère épine au pied. Son fils, Charlot, n’est pas assez grand ni assez beau à ses yeux. Il a plus l’allure de Chaplin, au grand désespoir de sa mère qui en est gênée. A tel point qu’elle ne sait même pas comment réagir lorsqu’il ose lui demander si elle le trouve beau.

A 9 ans à peine, Charlot a déjà des tas de questions qui lui trottent dans la tête. Mais il ne s’agit pas des mêmes préoccupations qu’ont les enfants de son âge. Lui, il est absorbé par l’ego. Il veut le comprendre, savoir clairement de quoi il s’agit et comment s’en débarrasser.

Sa mère étant bien trop occupée pour lui répondre et ne voyant de toute façon pas vraiment quoi dire, Charlot va alors se lancer à la poursuite d’Egoman.

Dans ce livre, nous suivons donc les souvenirs de Maryse Du Bonheur, nous livrant un long moment de sa vie, et qui se retrouve un jour confrontée à ce fils qui ne la satisfait pas pleinement et qui lui pose beaucoup trop de questions. Au fil des pages, les jours d’effilent, nous permettant de découvrir cette femme extrêmement narcissique, qui veut toujours tout, ne laissant que peu de place aux autres dans sa vie. Soyons clairs, Maryse ne pense qu’à elle et à sa réputation, même lorsqu’elle va apprendre que son fils est gravement malade. Que vont penser les gens? Que va-t-elle bien pouvoir faire avec un gamin aveugle? Alors que d’autres parents auraient de suite eu de la peine, de la douleur ou de la compassion pour leur enfant, Maryse, elle, ne voit que ce que cette nouvelle va lui imposer à elle.

C’est son Egowoman qui parle. Cette part d’elle qui l’empêche de vivre sa vie pleinement.

Mais qu’est ce donc concrètement que l’ego? Pas évident de l’identifier… C’est sur ce point que l’auteur nous demande de réfléchir, nous invitant à nous remettre en cause tout au long de notre lecture. Tout en pointant du doigt des thèmes comme la maladie, l’intolérance, l’abandon

Moi même, même si je n’ai pas le sentiment au départ d’être aussi égocentrique ou insensible que Maryse, j’ai rapidement constaté que telle pensée ou telle situation faisaient partie de ma personne. Egowoman a pris l’habitude de me faire endosser différentes rôles, cherchant à plaire aux autres. Être plus mince, plus musclée, plus jolie pour rentrer dans les stupides critères imposés … Courir sans arrêt et accumuler les taches pour avoir l’air de la maman idéale… Me sentir blessée par certains commentaires sur les réseaux sociaux, alors que je devrais franchement m’en moquer… Un besoin maladif d’être quelqu’un, d’être vue, de prouver que j’existe, qui finalement m’aura réellement rendue malade.

Mais grâce à ce livre, je prends du recul et je me dis désormais que je dois revenir au moment présent et ne pas laisser cet ego pourrir ma vie.

J’ai compris que je ne suis pas anorexique. Egowoman ne me fera plus porter ce nom comme une étiquette histoire d’ajouter une autre personnalité sur mon être. Je suis juste atteinte d’anorexie, ce qui si tu lis ce livre, te semblera bien différent.

Pour conclure, même si j’avoue avoir eu du mal au départ à me plonger dans les premiers chapitres, à cause du côté trop froid et cliché de cette mère, ainsi que l’idée de cet enfant surdoué posant des questions si compliquées pour son âge ( même une adulte lambda ne passe pas des années à se focaliser sur ce qu’est l’ego), j’ai fini par dévorer ce bouquin de développement personnel, grâce auquel je vais essayer d’oublier un peu mon << je >>, pour privilégier l’instant présent et l’amour.

Ami lecteur, si tu décides de le lire, je te promets que tu n’en ressortiras pas indemne.

 



 

Que dirais-tu de remporter un exemplaire de ce super bouquin?

Mieux encore! Que dirais-tu de pouvoir rencontrer l’auteur, Serge Marquis, lors d’une grande conférence, qui se déroulera le 25 mai à partir de 19h, dans le 14ème à Paris ?

Soit 2 lots en jeu !

 

 

Pour participer, il te faut :

Tu peux inviter autant de monde que tu le souhaites, sachant que 1 ami invité = 1 commentaire = 1 chance 

Le concours prendra fin le 18 mai à minuit.

Bonne chance

Quasimodo, mon ami

 

Quasimodo, mon ami

 

Une sale journée…. A nouveau….

Une journée << shopping >> qui s’est transformée en supplice… En calvaire… En enfer….

Quand j’entends les gens dans les boutiques, se plaindre qu’il n’y a ait encore que des petites tailles, je ne peux m’empêcher intérieurement de rire. Moi aussi, il y a peu je réagissais de la même façon…. Moi aussi je pestais sur ces fichues tailles S ou 38 qui se répandaient dans les rayons. Seulement maintenant, je connais l’envers du décor…. Je sais ce que cachent ces lettres et ces chiffres….

En effet, je dois reconnaître qu’il est plus sympa de faire les magasins, lorsque l’on sait que l’on va facilement rentrer dans les fringues. Que l’on aura pas besoin de tester 3 tailles différentes avant de trouver le pantalon qui nous convienne.

 

Quasimodo, mon ami

 

Et pourtant….

Si notre société nous donne l’impression qu’il est plus gratifiant de se pointer aux cabines d’essayage avec une robe en XS ( taille finalement pas si simple que ça à dénicher, je peux te l’assurer ), faire de même avec un soutiens-gorge est une véritable honte et un énorme défis.

Devoir interpeller une vendeuse pour savoir si elle a du bonnet A est une pure humiliation. En être à se dire que bientôt ta propre môme aura plus de poitrine que toi est une torture….

Alors imagine ce qu’à pu être cette journée que je viens de vivre, à tenter désespérément de trouver un maillot de bain pour notre futur voyage….

Ma maladie m’a tout pris…. Rayant de mon corps non seulement les kilos en trop et ceux vitaux, mais aussi mes seins et mes fesses. Détruisant toute part de féminité….

Pourtant, m’étant rendue compte à temps de la situation dans laquelle je suis, à savoir l’anorexie, je ne suis pas descendue assez bas pour que les gens prennent réellement mon cas au sérieux.

Je ne suis pas le stéréotype que l’on imagine de l’anorexique basique. Non…. Je ne fais pas 36kg, je n’ai pas le visage et le corps trop squelettique, et je n’ai pas d’immenses cernes….. Car soyons honnêtes, voilà le portrait que tout un chacun se fait d’une anorexique.

D’ailleurs quand il m’est arrivé de dévoiler mon problème à quelques personnes, bien souvent on m’a répondu << Ah bon? Ca ne se voit pas pourtant! >>.

Bah ouais…. Mais peut être est-ce parce que je sais cacher mon corps ou le mettre un peu en valeur. Que j’ai pris l’habitude de choisir mes tenues soigneusement, en fonction du lieu et du contexte dans lequel je vais me retrouver. Sachant qu’avec telle personne je me sentirais plus à l’aise de me dévoiler légèrement….

 

Quasimodo, mon ami

 

La semaine dernière, je devais passer un examen avec un chirurgien, suite aux nombreux problèmes que me causent mes jambes. Ces jambes dont les chevilles n’arrivent même plus à porter mes chaussures au point de me donner la sensation qu’elles sont en plomb…. Bref… Ce cher homme, m’a demandé pourquoi je venais le consulter. En lui tendant la lettre rédigée par mon généraliste ( qui m’avait recommandé ce dernier ), je lui explique mes TCA et le fait que l’on vient de me diagnostiquer de l’ostéoporose. Ouais…. 32 ans et me voici déjà avec cette pathologie de vieux….

Sa réaction ne s’est pas faite attendre : << Vous? Anorexique? Pourtant vous êtes très bien! >>.

Cette simple phrase pourrait surement être un compliment pour n’importe qui de << normale >>. Seulement dite à quelqu’un qui cohabite avec Ana, c’est juste destructeur. Dans un premier temps, je n’ai pas réagi. N’étant plus dans le déni, je pensais que ces mots n’allaient pas me toucher. Qu’ils glisseraient. Mais une semaine après, je me rends compte qu’ils sont toujours dans ma tête et qu’ils vont y rester un bon moment.

Car de telles paroles me font culpabiliser. J’ai l’impression que l’on doit se dire que j’affabule…. Que je n’ai rien… Que je fais un petit caprice pour que l’on me regarde, alors que je pourrais manger normalement sans souci… Que je tente de prendre la place d’une << véritable >> anorexique, comme on prendrait la place de stationnement d’un handicapé sans en avoir le droit.

Même culpabilité lorsque, partant d’une bonne intention, lors d’un repas, on me sort << Tu as bien mangé ! >>. Je sais que ce n’est pas méchant, et qu’au contraire ces mots sont positifs et plein d’encouragements…. Sauf que dans mon esprit, ils se transforment en << Tu as trop mangé ! >>. Stupide hein! Mais que veux-tu, la Peste me fait réagir bêtement. Ces quelques mots me donnent eux aussi le sentiment d’être dans l’imposture… Une pâle copie d’une vraie malade… Car bien souvent, les gens qui me disent ça ne me voient que dans un bon jour, où j’ai prévu d’aller manger avec eux…. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il m’a fallu des jours voire des semaines de préparation pour anticiper cet instant hors de ma zone de confort. Ils ne savent pas que je me suis privée sur plusieurs repas. Ni que oui, je vais réussir lors de cette sortie à manger un peu plus que d’habitude, mais que le ou les repas suivants, je vais me restreindre encore plus. Ou fut une époque, compenser physiquement ( 4 mois et 3 semaines aujourd’hui que j’ai dit adieu à ma fitbit ! ).

Donc non, désolée…. Je n’ai pas bien mangé…. J’ai juste pour une fois, nourri un peu plus mon corps, passant du stade d’absorption minimale d’aliments pour survivre à une quantité d’une personne au régime….

Ces personnes ne savent pas que j’ai tellement honte et peur de retourner me resservir une deuxième, troisième ou quatrième fois. Que lorsque elles, décident de ne plus rien avaler, moi j’angoisse et me bloque pour ne pas reprendre quoique ce soit, car je me dis que si elles n’ont plus faim, ce doit être pareil pour moi. Sauf que là, encore, tout est différent…. Toi, vous, eux… Avez pu manger de tout, y compris des aliments qui tiennent au corps et donnent de l’énergie. Moi, je me suis servie 3 ou 4 fois des crudités…. Un peu de protéines peut être…. Mais c’est tout…. Alors bien entendu, après mes 3 cuillères à soupe de tomates, mes 6 radis et la cuillère à café de houmous, mon estomac réclame plus…. Toujours plus…. Mais moi, je continue à le faire passer en mode survie….

Je ne l’écoute pas…. Trop de culpabilité…. Trop de honte…. Trop de remise en question…. << Elle?! Anorexique?! Mais elle se fiche de nous! Regarde combien d’assiettes elle a englouti! Ce n’est qu’une menteuse…. Elle se joue de nous….>>

 

Quasimodo, mon ami

 

Seulement aujourd’hui, face à mon reflet dans le miroir des cabines d’essayage, j’ai craqué….. J’ai fondu en larmes….

Les paroles d’une des chansons du Bossu de Notre Dame, de Disney, me sont revenues en tête…. Tu es difforme…. Je suis difforme…. Et tu es très laid….. Et je suis très laid…. Ce sont des crimes aux yeux des Hommes qui sont sans pitié….

Car oui… Je suis difforme…. A tel point qu’il m’a été impossible d’acheter un maillot. Impossible d’envisager pouvoir me montrer comme ça à la plage…. Mon reflet m’a renvoyé en pleine figure ce dos où ma colonne est si marquée que depuis plusieurs mois j’appelle ça << mon dos de dinosaure >>… ( Les enfants regardez! Maman est devenue un stégosaure ! Elle est pote avec Denver ! )…. Cette poitrine qui n’existe plus que dans mes souvenirs et qui a laissé place à deux morceaux de peau qui pendouillent, au dessus desquels ont peut admirer ma clavicule et les os de mon thorax…. Ces fesses flasques, qui font des plis….

Mais le pire, je crois….

C’est ce ventre…. Cet saleté de ventre, qui au lieu d’être plat ou creusé, comme on l’imagine chez une anorexique, est si gonflé que l’on pourrait croire que je suis enceinte…. Pas de poitrine et un ventre proéminent, voici le combo parfait pour vouloir abandonner ses recherches et foncer se cacher sous un gros pull….

Pourtant je sais bien que ce ventre est comme ça, à cause de la rétention d’eau. Que mon corps pour survivre, a pris l’habitude de digérer plus lentement de façon a puiser au maximum l’énergie des aliments que j’avale. Que du coup après chaque repas, il se gonfle, mais finira par se calmer… Je sais tout ça. Sauf que dans ces moments là, je rêve de pouvoir le faire éclater avec une aiguille, comme un ballon de baudruche…

Et mon reflet, lui, il ne le sait pas…. Tout comme les gens, qui profiteront du soleil à la plage, ne le savent pas non plus….

Quasimodo, mon ami

 

J’en viens donc parfois à me dire que si je n’avais pas pris conscience de mon état aussi tôt, que j’étais descendue plus bas, on prendrait peut être mon cas plus au sérieux…. On ne remettrait pas en cause les symptômes que je décris, ni les douleurs que je subis toute la journée, du matin au soir….

Pourtant ce n’est pas une solution…. Je veux retrouver mon corps…. Le ré-apprivoiser…. Ne plus me cacher…. Ne plus avoir honte…. Ne plus dissimuler mon horrible dos à mon époux et à mes enfants, car je crains de les effrayer…. Car j’ai peur de lire du dégoût dans leurs regards…. Je veux revivre…. Je veux vivre….

 

Quasimodo, mon ami

 

Celle qui a dit fuck

Non mon ami, je n’ai pas décidé de devenir malpolie. Non je ne crache pas par terre en insultant les passants dans la rue.

J’ai juste compris grâce à un bouquin qu’il est parfois bon, voire indispensable de savoir dire Fuck à la vie.

 

Celle qui a dit fuck

 

Ce livre << Celle qui a dit fuck >>, je l’ai déniché dans le coin développement  personnel de chez Cultura. Avec sa couverture girly et son titre accrocheur, il m’a de suite attirée.

 

Écrit par deux sœurs, Anne-Sophie et Fanny Lesage, ce journal intime bourré d’illustrations comiques ( par Léna Piroux ) est une mine de conseils pour apprendre à lâcher prise.

 

Ce qui m’a beaucoup plu ici, c’est que nous ne sommes pas en présence d’un de ces manuels de coaching habituels, rapidement barbants, mais d’un roman agréable à lire, dans lequel l’héroïne confie ses pensées à son journal. C’est donc très fluide.

On se prend vite d’affection pour Alice, cette jeune femme imparfaite, décrite par ses proches comme étant << attichiante >>, qui nous entraîne dans ses délires, ses doutes, ses angoisses et petits tracas du quotidien.

La trentaine, sans enfant, un boulot qui ne lui convient pas si bien que ça, elle passe son temps à bien trop cogiter et à ruminer. Comme moi, elle est incapable de fermer les yeux à peine la tête sur l’oreiller car elle ne parvient pas à mettre son cerveau en pause. Elle va refaire mentalement la liste de ce qu’elle a encore à faire, de ce qu’elle doit acheter… Réfléchir à ces petites remarques qu’on a pu lui faire, ou qu’elle aura pu mal interpréter pour ensuite s’imaginer tout un tas de scénarios plus fous les uns que les autres sur les potentielles suites que ça pourrait probablement causer si jamais peut être dans l’éventualité…….

Ce qui au final, fait d’elle une personne stressée et incapable de se satisfaire de ce que la vie lui apporte et souvent jalouse. Profiter du moment présent, elle ne sait pas vraiment ce que cela signifie, ou du moins, elle ne sait pas comment le faire.

Elle se met la pression à longueur de journée et est si exigeante avec elle même, qu’elle finit par avoir le sentiment d’être nulle dans tout ce qu’elle entreprend.

 

Celle qui a dit fuck

 

C’est pourquoi un jour, se rendant compte que tout ça n’est plus possible et qu’elle a besoin de se remettre en question pour être bien dans ses pompes, Alice décide de << dire fuck >> à tous ces petits tourments.

Elle se plonge dans une enquête digne de Columbo, pour mettre la main sur le Bonheur et note durant un an dans un journal tout ce qu’elle va découvrir. Coucher noir sur blanc ses idées, mais aussi ses coups de cœur et ses coups de gueule, va lui permettre de prendre doucement du recul. Un bon moyen d’extérioriser.

Moi-même désormais, je me suis mise à l’écriture thérapeutique. Quand j’en ressens l’envie ou le besoin, je note tout ce qui me vient par la tête, de façon à vider mon sac mais aussi à me retrouver un instant seule avec moi-même. Je me suis aussi acheté un carnet du Bonheur, dans lequel plusieurs exercices d’écritures sont regroupés. Une véritable échappatoire, qui me permet de faire le point sur le passé et d’envisager l’avenir d’un œil plus positif. N’hésite pas cher lecteur, à fouiner sur le net pour trouver des exos, il y en a plein.

Armée donc de son << fuck it board >>, Alice en vient à se demander quand, comment et à qui ou quoi, elle doit dire fuck. C’est avec humour et légèreté qu’elle va se livrer, montrant qu’elle est une jeune femme normale, ni bombasse, ni intello, mais pas pour autant insipide. Juste une nana avec des rêves, qui peut se retrouver dans de drôles de situations, mettre les pieds dans le plat et faire de sacrées gaffes. Bref, Alice, c’est moi, toi, elle ou lui….

 

Celle qui a dit fuck

Et grâce à un groupe, style alcoolique anonyme, non seulement elle va découvrir qu’il n’y a pas qu’elle qui souffre d’IPSF ( intellectualisation par pensée sans fin ), mais en plus elle va apprendre quelques astuces pour remédier à ses troubles ( et nous en faire part ).

C’est décidé, elle va vivre sa vie pour elle, être plus indulgente avec elle même et croire un peu en elle ! C’est décidé je vais vivre ma vie pour moi, être plus indulgente avec moi même et croire un peu en moi!

Et toi, que décides-tu?

Ces jours où…

Ces jours où...

L’anorexie, c’est se retrouver avec des hormones totalement détraquées. Des hormones qui oublient que vous êtes une femme et décident qu’il est grand temps pour elles de se la jouer solo, faisant disparaître certains éléments de votre cycle…

Pourtant, même si l’idée de ne plus avoir de règles sans être en pleine grossesse, peut avoir de quoi se réjouir et un sacré côté pratique, d’autres symptômes peuvent venir tout gâcher. Ils mettent même en danger la victime de cette peste d’Ana.

Ces jours où…

Ces jours où même si je sais que je ne suis pas énorme, comme se l’efforce de me le faire croire cette fichue diablesse, je me prends tout de même pour la réincarnation de Moby Dick…
Ces jours où mon ventre reste gonflé quoique je fasse et quoique je mange ( ou ne mange pas)…
Ces jours où je ne parviens même pas à le rentrer et où du coup je ne vois plus que lui…
Ces jours où il est si dur qu’il en devient douloureux, au point de m’empêcher de me pencher…

Ces jours là, les petites victoires que je venais d’obtenir dans ma lutte face à ma maladie, s’estompent et s’éloignent dangereusement. Mon cerveau a beau savoir que cette situation va passer, la petite voix, elle, fait tout son possible pour me faire croire que mon combat ne sert à rien. Que mon corps est difforme, obèse, immonde…

Je sais très bien que tout ça n’est que mensonge… Mes ces jours là, mon moral en prend un coup et ma raison aussi…

J’en reviens au point de départ, réduisant les quantités de ce que j’ingère… Évitant de plus belle certains aliments, tout particulièrement ceux que je venais tout juste de réintroduire… Ayant envie de me cacher sous de gros pulls, alors que la veille je me sentais si bien dans ma petite robe…

Ces jours là, ma tête est comme déconnectée. Elle laisse carte blanche à ces saletés d’hormones qui font n’importe quoi.
Et celles-ci s’en donnent à cœur joie. Plus de règles, mais de la fièvre, des nuits d’insomnie, de l’acné comme si j’étais à nouveau une ado, de la rétention d’eau en pagaille, un corps si douloureux que toute position est une torture.

Ces jours là, j’en ai tellement marre d’être moi…