Mon aventure au Green Love

On se retrouve aujourd’hui pour que je te parle d’un restaurant très sympa sur Marseille, qu’il faut à tout prix que tu connaisses si tu es du secteur ou que tu viens en vacances ici. Un lieu qui vaut vraiment le détour, je te le garantis.

Mon aventure au Green Love

En plein centre-ville, non loin de la préfecture, derrière une baie vitrée entourée d’une devanture en bois clair, Sarah et Maxime sont prêts à t’accueillir dans leur petit cocon végan.

Le Green Love, c’est leur bébé, qui vient il y a peu de temps, de fêter ses 1 ans. Le beau projet d’un couple qui a bien fait de se lancer dans cette aventure pour la plus grande joie des gourmands.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Le restaurant n’est pas très grand, mais c’est ce qui fait son charme, permettant de se sentir comme à la maison dans une ambiance conviviale, avec des patrons aux petits soins pour leurs clients et toujours prêts à discuter. Une déco à la fois sobre et chaleureuse, dans des tons naturels, avec des banquettes et coussins ici et la, où il fait bon se poser le temps d’un repas.
Mon espace préféré c’est le coin avec rocking chair entouré de plantes. Je me verrai bien m’y installer avec un bon bouquin tout en sirotant un des délicieux jus maison du Green Love.

Mon aventure au Green Love

Mise à part la gentillesse des patrons, ce qui fait de ce restaurant un lieu exceptionnel c’est sa cuisine homemade totalement végan.

Mon aventure au Green Love
Des Love Bowl bien garnis, en passant par les burgers et les pâtisseries, tout est végétal.

Les menus changent régulièrement et sont concocter avec amour, avec l’aide de Vincent, le cuisinier plein de peps.

Mon aventure au Green Love

Mais que mange-t-on me demanderas tu?

De délicieuses salades, des nuggets de soja, des steaks végétariens, des yakitoris de tofu, du houmous, des falafels, du chili sin carne, des petites patates rôties, du curry de légumes, de la charcuterie végé, du fauxmage…

Mon aventure au Green Love
Mais aussi des cheesecakes si beaux que c’est un crime de les dévorer, des Bounty crus à se damner, des brownies  et autres cakes…
Sans oublier les cookies de Vincent qui ont su conquérir le cœur de mon homme mais surtout de mon mini nain.

Pour ma part je me suis découvert une passion pour les pancakes sans gluten que j’ai pu tester lors des brunchs du Green Love. Moi qui ai tellement de mal à manger des pancakes, encore plus lorsque je ne les ai pas cuisinés moi-même, je peux te dire que je suis totalement accro aux leurs.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

D’ailleurs je ne saurais que trop te conseiller de participer à un de ces fameux brunchs, qui ont lieu une fois par mois, le dimanche. Pour 24,90 € tu vas pouvoir profiter d’un méga buffet à volonté plein de saveurs sucrées comme salées.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love
Tu ne seras franchement pas déçu et tu repartiras le ventre bien rempli. Car en plus de tous les mets dont je t’ai déjà parlé tu pourras aussi trouver du crumble, du muesli, de la compote, des yaourts, différents pains dont certains sans gluten, de la pâte à tartiner, de la confiture, de la chantilly, de la salade de fruits, des fruits frais… Et pour les boissons du thé sera à ta disposition ainsi que du café, un jus du jour et une citronnade. De quoi ne plus manger pendant 1 mois, soit juste le temps qui s’écoulera entre ce premier brunch ou tu seras allé et le suivant où tu auras envie de vite retourner.

Mon aventure au Green Love

Et si tu comptes venir avec des enfants, pas de panique, je peux t’assurer que eux aussi vont se régaler. Mes Gremlins ont élu le Green Love comme étant le meilleur restaurant de Marseille où ils ont pu déjeuner.

Mon aventure au Green Love

Mon aventure au Green Love

Petite nouveauté : le Love pique-nique qui a été lancé pour la première fois la semaine dernière et dont le principe était de se réunir dans un parc autour d’un bon repas, chacun apportant un plat de son choix ou une boisson ainsi que sa bonne humeur. Seule condition, tout devait être végan. Un moment que la tribu et moi-même avons adoré et qui nous a permis de tester de nouveaux plats tout en discutant des recettes avec leurs créateurs. Mention spéciale pour le barbecue et les saucisses maison végétariennes, ainsi que pour les aubergines à la sauce miso que j’ai adorées.

Mon aventure au Green Love

Alors que tu sois végétarien, flexivore, ou omnivore, ne t’en fais pas, tu seras très bien reçu par Madame et Monsieur Green Love, et tu vas kiffer grave cette adresse.

C’est tellement mon cas, que lorsque je vais chez eux, j’en oublie un temps mon anorexie et me surprends à relever de beaux défis ( j’ai mangé des pommes de terre et de la patate douce hier!!! ) sans culpabiliser et dans des quantités bien inhabituelles pour moi.

Merci Sarah, Maxime et Vincent de me permettre d’être presque normale le temps d’un repas.

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Restaurant Green Love

22 boulevard Louis Salvator

13006 Marseille

0488868275

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Le compte Instagram

Anorexie, pourquoi en parler

Anorexie, pourquoi en parler

 

Dernièrement j’ai été très touchée d’apprendre qu’à force de lire mes posts, de suivre mon compte, une jeune femme s’était aperçue qu’elle aussi souffrait de TCA.

Comme moi, elle n’avait pas écouté ce que lui disaient ses proches, son entourage et elle avait nié pendant un moment l’état dans lequel elle avait doucement plongée.

Savoir que désormais, elle a mis le doigt sur ce problème et qu’elle va pouvoir tout faire pour reprendre sa vie en main et lutter, me donne le sourire.

Bien évidemment je ne suis pas heureuse de savoir qu’elle aussi, malheureusement est atteinte du même trouble que moi. Je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi. Je suis tout simplement contente de savoir qu’elle va pouvoir se reconstruire et éviter de descendre plus bas dans cet enfer.

C’est exactement pour cette raison, que j’ai décidé de parler à cœur ouvert de ma maladie, de mon état, des moments où je vais bien, mais aussi de ceux où je vais mal… De tout ce qui fait qu’il ne faut surtout pas finir dans l’anorexie.

Au départ je me disais qu’il valait mieux cacher cette partie de moi. Faire semblant… Sourire à longueur de temps et ne publier sur Instagram que les bons jours, que des photos enjouées…

Mais dans quel intérêt ? Pour me cacher ? Pour me préserver ? Par peur du regard des autres, des critiques, de ce que l’on va penser de moi… Mais n’est-ce pas déjà ce regard des autres, cette crainte du monde extérieur, de ne pas plaire, de ne pas rentrer dans le moule qui m’a fait tomber aussi bas ?

Parce que j’avais honte ?

Oh oui j’ai honte, tellement honte… Honte de moi quand je bloque dans un magasin, dans une boulangerie, dans n’importe quel rayon alimentaire… Au restaurant parce que je mets des heures à choisir ce que je vais peut-être réussir à manger… Lorsque je vois ma famille attendre que je finisse par me décider…

Mais aujourd’hui je suis fière, fière de de savoir que cette jeune femme, un peu grâce à mon vécu que je partage, va retrouver une vie plus normale.

 

Anorexie, pourquoi en parler

 

On ne devrait pas avoir à cacher sa maladie. Si les gens autour de nous étaient mieux informés, ils pourraient peut-être plus facilement nous comprendre ou du moins anticiper nos réactions, et notre comportement. A chaque fois que je vais dans un restau ( ce qui est très rare ) je me souviens de ce couple qui un jour, dans un Buffalo Grill où tout était allé de travers, m’avait dit << On ne va pas au restaurant quand on est malade, on reste chez soi >>. Belle mentalité…. Combien de personnes devraient alors se morfondre chez elles?

La société aime coller des étiquettes. Elle aime classer les gens. Du coup on imagine que les anorexiques sont principalement des jeunes filles, des ados, mal dans leur peau à cause de la puberté. Que forcément elles sont extrêmement maigres et se font vomir régulièrement. On a beaucoup plus de mal à imaginer qu’un homme ou même une mère de famille puisse être atteint de ce trouble.

Le pire c’est que l’on ne voit pas tout ce que cela entraîne, toutes les autres maladies liées à l’anorexie. Comme par exemple l’orthorexie qui oblige la personne qui en souffre à tout contrôler, à ne manger que des aliments jugés extrêmement sains et à se dépenser physiquement à chaque bouchée avalée. Ou encore la potomanie dans laquelle on tombe doucement à force de boire des litres d’eau ou de thé pour contrer sa faim. Une autre astuce souvent mise en place pour duper son estomac étant le masticage de chewing-gum, qui nous faisant avaler de l’air, gonfle ensuite l’estomac et renvoie à nouveau une image déformée qui n’aidera pas les anorexiques. Un cercle vicieux.

Sans oublier l’ostéoporose, les jambes si douloureuses, le corps si fragile… L’insomnie… La fatigue… Le cerveau qui se met au ralenti et nous empêche de nous concentrer sur quelque chose ( adieu cinéma, livres, coloriage). Le cœur qui déraille… Les cheveux que l’on perd par poignée et les ongles qui se cassent tout le temps… Les hormones complètement détraquées…

Le moindre acte est très compliqué pour les anorexiques. Il faut tout anticiper et si un imprévu arrive cela peut être la catastrophe. Un mini changement dans le planning et ça peut finir en drame, plongeant la personne dans la dépression.

Du coup on s’éloigne des autres et on finit par être seul. On ne veut pas imposer tout cela à ses amis. On préfère ne pas leur compliquer la vie.

Dernièrement je suis partie en weekend avec ma famille dans un petit village totalement perdu, à l’écart de tout. Il a fallu faire une heure de route pour trouver un petit magasin de proximité. Mais une fois sur place, grosse panique pour moi car il n’y avait absolument pas de produits frais, ni légumes, ni fruits. Comme je ne mange presque que ça, je me suis retrouvée dans un sale état à errer de rayon en rayon, en essayant de trouver comment j’allais pouvoir m’alimenter. J’étais à deux doigts de m’effondrer, ce que finalement j’ai fait une fois rentrés dans la maison que nous louions.

Personne ne peut s’imaginer à quel point le quotidien peu vite devenir pesant dans de telles situations. Pour soi, comme pour les autres.

Voilà pourquoi je tiens tellement à ne pas camoufler les mauvais côtés de ma vie. Je veux que l’on sache ce qui se cache derrière l’anorexie. Je veux que l’on arrête de croire qu’il ne s’agit que de nourriture. Qu’en dehors du blocage devant l’assiette, il y a tout un monde.

 

Anorexie, pourquoi en parler

Je suis donc très heureuse de pouvoir bientôt aider l’association Keys, créée par Alexia Savey, lors d’un parcours d’éclosion qui aura lieu à Marseille en 2019 et qui aura pour but d’offrir une journée merveilleuse à des jeunes femmes qui ont besoin de soutien.

Informations sur l’association Keys

Qu’est-ce que le Parcours d’éclosion?

 

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Découverte de mon Egowoman ( + CONCOURS )

Découverte de mon Egowoman ( + CONCOURS )

 

Egoman et Egowoman, tu connais ?

Des noms de Super Héros, qui pourtant ne sont pas si géniaux que ça. Des noms tout droit sortis d’un comics ou d’un dessin animé, qui pourraient faire rêver les gamins.

Ces personnages, je viens de les découvrir au travers du livre << Le jour où je me suis aimé pour de vrai >> de Serge Marquis ( spécialiste de la santé mentale au travail ).

Avant de te donner mon avis et de te présenter plus en détails Monsieur et Madame Egoman, laisse moi au moins te faire un rapide résumé de cette histoire.

Ce livre me fait doucement penser à un journal intime…. Ou au regroupement des pensées et souvenirs d’une femme, Maryse.

Cette neuropédiatre, pour qui le travail est en tête sur sa liste de priorité, est passionnée par ses recherches sur le cancer. Mais pas forcément pour de bonnes raisons…. Ce qui l’intéresse le plus, c’est avant tout sa carrière et le moyen d’être reconnue, d’être mise sur un piédestal. Elle veut que l’on sache qu’elle est au dessus de tout le monde, bien plus brillante que le commun des mortels. Elle sait facilement prendre les gens de haut et leur imposer le silence rien qu’en entrant dans une pièce, juste par l’aura qu’elle dégage. Dotée d’un pouvoir de séduction assez fort et de jambes interminables, elle n’a aucun doute sur le regard que les hommes peuvent poser sur elle. Un jeu qui l’amuse…

Seulement Maryse Du Bonheur a une légère épine au pied. Son fils, Charlot, n’est pas assez grand ni assez beau à ses yeux. Il a plus l’allure de Chaplin, au grand désespoir de sa mère qui en est gênée. A tel point qu’elle ne sait même pas comment réagir lorsqu’il ose lui demander si elle le trouve beau.

A 9 ans à peine, Charlot a déjà des tas de questions qui lui trottent dans la tête. Mais il ne s’agit pas des mêmes préoccupations qu’ont les enfants de son âge. Lui, il est absorbé par l’ego. Il veut le comprendre, savoir clairement de quoi il s’agit et comment s’en débarrasser.

Sa mère étant bien trop occupée pour lui répondre et ne voyant de toute façon pas vraiment quoi dire, Charlot va alors se lancer à la poursuite d’Egoman.

Dans ce livre, nous suivons donc les souvenirs de Maryse Du Bonheur, nous livrant un long moment de sa vie, et qui se retrouve un jour confrontée à ce fils qui ne la satisfait pas pleinement et qui lui pose beaucoup trop de questions. Au fil des pages, les jours d’effilent, nous permettant de découvrir cette femme extrêmement narcissique, qui veut toujours tout, ne laissant que peu de place aux autres dans sa vie. Soyons clairs, Maryse ne pense qu’à elle et à sa réputation, même lorsqu’elle va apprendre que son fils est gravement malade. Que vont penser les gens? Que va-t-elle bien pouvoir faire avec un gamin aveugle? Alors que d’autres parents auraient de suite eu de la peine, de la douleur ou de la compassion pour leur enfant, Maryse, elle, ne voit que ce que cette nouvelle va lui imposer à elle.

C’est son Egowoman qui parle. Cette part d’elle qui l’empêche de vivre sa vie pleinement.

Mais qu’est ce donc concrètement que l’ego? Pas évident de l’identifier… C’est sur ce point que l’auteur nous demande de réfléchir, nous invitant à nous remettre en cause tout au long de notre lecture. Tout en pointant du doigt des thèmes comme la maladie, l’intolérance, l’abandon

Moi même, même si je n’ai pas le sentiment au départ d’être aussi égocentrique ou insensible que Maryse, j’ai rapidement constaté que telle pensée ou telle situation faisaient partie de ma personne. Egowoman a pris l’habitude de me faire endosser différentes rôles, cherchant à plaire aux autres. Être plus mince, plus musclée, plus jolie pour rentrer dans les stupides critères imposés … Courir sans arrêt et accumuler les taches pour avoir l’air de la maman idéale… Me sentir blessée par certains commentaires sur les réseaux sociaux, alors que je devrais franchement m’en moquer… Un besoin maladif d’être quelqu’un, d’être vue, de prouver que j’existe, qui finalement m’aura réellement rendue malade.

Mais grâce à ce livre, je prends du recul et je me dis désormais que je dois revenir au moment présent et ne pas laisser cet ego pourrir ma vie.

J’ai compris que je ne suis pas anorexique. Egowoman ne me fera plus porter ce nom comme une étiquette histoire d’ajouter une autre personnalité sur mon être. Je suis juste atteinte d’anorexie, ce qui si tu lis ce livre, te semblera bien différent.

Pour conclure, même si j’avoue avoir eu du mal au départ à me plonger dans les premiers chapitres, à cause du côté trop froid et cliché de cette mère, ainsi que l’idée de cet enfant surdoué posant des questions si compliquées pour son âge ( même une adulte lambda ne passe pas des années à se focaliser sur ce qu’est l’ego), j’ai fini par dévorer ce bouquin de développement personnel, grâce auquel je vais essayer d’oublier un peu mon << je >>, pour privilégier l’instant présent et l’amour.

Ami lecteur, si tu décides de le lire, je te promets que tu n’en ressortiras pas indemne.

 



 

Que dirais-tu de remporter un exemplaire de ce super bouquin?

Mieux encore! Que dirais-tu de pouvoir rencontrer l’auteur, Serge Marquis, lors d’une grande conférence, qui se déroulera le 25 mai à partir de 19h, dans le 14ème à Paris ?

Soit 2 lots en jeu !

 

 

Pour participer, il te faut :

Tu peux inviter autant de monde que tu le souhaites, sachant que 1 ami invité = 1 commentaire = 1 chance 

Le concours prendra fin le 18 mai à minuit.

Bonne chance

Quasimodo, mon ami

 

Quasimodo, mon ami

 

Une sale journée…. A nouveau….

Une journée << shopping >> qui s’est transformée en supplice… En calvaire… En enfer….

Quand j’entends les gens dans les boutiques, se plaindre qu’il n’y a ait encore que des petites tailles, je ne peux m’empêcher intérieurement de rire. Moi aussi, il y a peu je réagissais de la même façon…. Moi aussi je pestais sur ces fichues tailles S ou 38 qui se répandaient dans les rayons. Seulement maintenant, je connais l’envers du décor…. Je sais ce que cachent ces lettres et ces chiffres….

En effet, je dois reconnaître qu’il est plus sympa de faire les magasins, lorsque l’on sait que l’on va facilement rentrer dans les fringues. Que l’on aura pas besoin de tester 3 tailles différentes avant de trouver le pantalon qui nous convienne.

 

Quasimodo, mon ami

 

Et pourtant….

Si notre société nous donne l’impression qu’il est plus gratifiant de se pointer aux cabines d’essayage avec une robe en XS ( taille finalement pas si simple que ça à dénicher, je peux te l’assurer ), faire de même avec un soutiens-gorge est une véritable honte et un énorme défis.

Devoir interpeller une vendeuse pour savoir si elle a du bonnet A est une pure humiliation. En être à se dire que bientôt ta propre môme aura plus de poitrine que toi est une torture….

Alors imagine ce qu’à pu être cette journée que je viens de vivre, à tenter désespérément de trouver un maillot de bain pour notre futur voyage….

Ma maladie m’a tout pris…. Rayant de mon corps non seulement les kilos en trop et ceux vitaux, mais aussi mes seins et mes fesses. Détruisant toute part de féminité….

Pourtant, m’étant rendue compte à temps de la situation dans laquelle je suis, à savoir l’anorexie, je ne suis pas descendue assez bas pour que les gens prennent réellement mon cas au sérieux.

Je ne suis pas le stéréotype que l’on imagine de l’anorexique basique. Non…. Je ne fais pas 36kg, je n’ai pas le visage et le corps trop squelettique, et je n’ai pas d’immenses cernes….. Car soyons honnêtes, voilà le portrait que tout un chacun se fait d’une anorexique.

D’ailleurs quand il m’est arrivé de dévoiler mon problème à quelques personnes, bien souvent on m’a répondu << Ah bon? Ca ne se voit pas pourtant! >>.

Bah ouais…. Mais peut être est-ce parce que je sais cacher mon corps ou le mettre un peu en valeur. Que j’ai pris l’habitude de choisir mes tenues soigneusement, en fonction du lieu et du contexte dans lequel je vais me retrouver. Sachant qu’avec telle personne je me sentirais plus à l’aise de me dévoiler légèrement….

 

Quasimodo, mon ami

 

La semaine dernière, je devais passer un examen avec un chirurgien, suite aux nombreux problèmes que me causent mes jambes. Ces jambes dont les chevilles n’arrivent même plus à porter mes chaussures au point de me donner la sensation qu’elles sont en plomb…. Bref… Ce cher homme, m’a demandé pourquoi je venais le consulter. En lui tendant la lettre rédigée par mon généraliste ( qui m’avait recommandé ce dernier ), je lui explique mes TCA et le fait que l’on vient de me diagnostiquer de l’ostéoporose. Ouais…. 32 ans et me voici déjà avec cette pathologie de vieux….

Sa réaction ne s’est pas faite attendre : << Vous? Anorexique? Pourtant vous êtes très bien! >>.

Cette simple phrase pourrait surement être un compliment pour n’importe qui de << normale >>. Seulement dite à quelqu’un qui cohabite avec Ana, c’est juste destructeur. Dans un premier temps, je n’ai pas réagi. N’étant plus dans le déni, je pensais que ces mots n’allaient pas me toucher. Qu’ils glisseraient. Mais une semaine après, je me rends compte qu’ils sont toujours dans ma tête et qu’ils vont y rester un bon moment.

Car de telles paroles me font culpabiliser. J’ai l’impression que l’on doit se dire que j’affabule…. Que je n’ai rien… Que je fais un petit caprice pour que l’on me regarde, alors que je pourrais manger normalement sans souci… Que je tente de prendre la place d’une << véritable >> anorexique, comme on prendrait la place de stationnement d’un handicapé sans en avoir le droit.

Même culpabilité lorsque, partant d’une bonne intention, lors d’un repas, on me sort << Tu as bien mangé ! >>. Je sais que ce n’est pas méchant, et qu’au contraire ces mots sont positifs et plein d’encouragements…. Sauf que dans mon esprit, ils se transforment en << Tu as trop mangé ! >>. Stupide hein! Mais que veux-tu, la Peste me fait réagir bêtement. Ces quelques mots me donnent eux aussi le sentiment d’être dans l’imposture… Une pâle copie d’une vraie malade… Car bien souvent, les gens qui me disent ça ne me voient que dans un bon jour, où j’ai prévu d’aller manger avec eux…. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il m’a fallu des jours voire des semaines de préparation pour anticiper cet instant hors de ma zone de confort. Ils ne savent pas que je me suis privée sur plusieurs repas. Ni que oui, je vais réussir lors de cette sortie à manger un peu plus que d’habitude, mais que le ou les repas suivants, je vais me restreindre encore plus. Ou fut une époque, compenser physiquement ( 4 mois et 3 semaines aujourd’hui que j’ai dit adieu à ma fitbit ! ).

Donc non, désolée…. Je n’ai pas bien mangé…. J’ai juste pour une fois, nourri un peu plus mon corps, passant du stade d’absorption minimale d’aliments pour survivre à une quantité d’une personne au régime….

Ces personnes ne savent pas que j’ai tellement honte et peur de retourner me resservir une deuxième, troisième ou quatrième fois. Que lorsque elles, décident de ne plus rien avaler, moi j’angoisse et me bloque pour ne pas reprendre quoique ce soit, car je me dis que si elles n’ont plus faim, ce doit être pareil pour moi. Sauf que là, encore, tout est différent…. Toi, vous, eux… Avez pu manger de tout, y compris des aliments qui tiennent au corps et donnent de l’énergie. Moi, je me suis servie 3 ou 4 fois des crudités…. Un peu de protéines peut être…. Mais c’est tout…. Alors bien entendu, après mes 3 cuillères à soupe de tomates, mes 6 radis et la cuillère à café de houmous, mon estomac réclame plus…. Toujours plus…. Mais moi, je continue à le faire passer en mode survie….

Je ne l’écoute pas…. Trop de culpabilité…. Trop de honte…. Trop de remise en question…. << Elle?! Anorexique?! Mais elle se fiche de nous! Regarde combien d’assiettes elle a englouti! Ce n’est qu’une menteuse…. Elle se joue de nous….>>

 

Quasimodo, mon ami

 

Seulement aujourd’hui, face à mon reflet dans le miroir des cabines d’essayage, j’ai craqué….. J’ai fondu en larmes….

Les paroles d’une des chansons du Bossu de Notre Dame, de Disney, me sont revenues en tête…. Tu es difforme…. Je suis difforme…. Et tu es très laid….. Et je suis très laid…. Ce sont des crimes aux yeux des Hommes qui sont sans pitié….

Car oui… Je suis difforme…. A tel point qu’il m’a été impossible d’acheter un maillot. Impossible d’envisager pouvoir me montrer comme ça à la plage…. Mon reflet m’a renvoyé en pleine figure ce dos où ma colonne est si marquée que depuis plusieurs mois j’appelle ça << mon dos de dinosaure >>… ( Les enfants regardez! Maman est devenue un stégosaure ! Elle est pote avec Denver ! )…. Cette poitrine qui n’existe plus que dans mes souvenirs et qui a laissé place à deux morceaux de peau qui pendouillent, au dessus desquels ont peut admirer ma clavicule et les os de mon thorax…. Ces fesses flasques, qui font des plis….

Mais le pire, je crois….

C’est ce ventre…. Cet saleté de ventre, qui au lieu d’être plat ou creusé, comme on l’imagine chez une anorexique, est si gonflé que l’on pourrait croire que je suis enceinte…. Pas de poitrine et un ventre proéminent, voici le combo parfait pour vouloir abandonner ses recherches et foncer se cacher sous un gros pull….

Pourtant je sais bien que ce ventre est comme ça, à cause de la rétention d’eau. Que mon corps pour survivre, a pris l’habitude de digérer plus lentement de façon a puiser au maximum l’énergie des aliments que j’avale. Que du coup après chaque repas, il se gonfle, mais finira par se calmer… Je sais tout ça. Sauf que dans ces moments là, je rêve de pouvoir le faire éclater avec une aiguille, comme un ballon de baudruche…

Et mon reflet, lui, il ne le sait pas…. Tout comme les gens, qui profiteront du soleil à la plage, ne le savent pas non plus….

Quasimodo, mon ami

 

J’en viens donc parfois à me dire que si je n’avais pas pris conscience de mon état aussi tôt, que j’étais descendue plus bas, on prendrait peut être mon cas plus au sérieux…. On ne remettrait pas en cause les symptômes que je décris, ni les douleurs que je subis toute la journée, du matin au soir….

Pourtant ce n’est pas une solution…. Je veux retrouver mon corps…. Le ré-apprivoiser…. Ne plus me cacher…. Ne plus avoir honte…. Ne plus dissimuler mon horrible dos à mon époux et à mes enfants, car je crains de les effrayer…. Car j’ai peur de lire du dégoût dans leurs regards…. Je veux revivre…. Je veux vivre….

 

Quasimodo, mon ami

 

Celle qui a dit fuck

Non mon ami, je n’ai pas décidé de devenir malpolie. Non je ne crache pas par terre en insultant les passants dans la rue.

J’ai juste compris grâce à un bouquin qu’il est parfois bon, voire indispensable de savoir dire Fuck à la vie.

 

Celle qui a dit fuck

 

Ce livre << Celle qui a dit fuck >>, je l’ai déniché dans le coin développement  personnel de chez Cultura. Avec sa couverture girly et son titre accrocheur, il m’a de suite attirée.

 

Écrit par deux sœurs, Anne-Sophie et Fanny Lesage, ce journal intime bourré d’illustrations comiques ( par Léna Piroux ) est une mine de conseils pour apprendre à lâcher prise.

 

Ce qui m’a beaucoup plu ici, c’est que nous ne sommes pas en présence d’un de ces manuels de coaching habituels, rapidement barbants, mais d’un roman agréable à lire, dans lequel l’héroïne confie ses pensées à son journal. C’est donc très fluide.

On se prend vite d’affection pour Alice, cette jeune femme imparfaite, décrite par ses proches comme étant << attichiante >>, qui nous entraîne dans ses délires, ses doutes, ses angoisses et petits tracas du quotidien.

La trentaine, sans enfant, un boulot qui ne lui convient pas si bien que ça, elle passe son temps à bien trop cogiter et à ruminer. Comme moi, elle est incapable de fermer les yeux à peine la tête sur l’oreiller car elle ne parvient pas à mettre son cerveau en pause. Elle va refaire mentalement la liste de ce qu’elle a encore à faire, de ce qu’elle doit acheter… Réfléchir à ces petites remarques qu’on a pu lui faire, ou qu’elle aura pu mal interpréter pour ensuite s’imaginer tout un tas de scénarios plus fous les uns que les autres sur les potentielles suites que ça pourrait probablement causer si jamais peut être dans l’éventualité…….

Ce qui au final, fait d’elle une personne stressée et incapable de se satisfaire de ce que la vie lui apporte et souvent jalouse. Profiter du moment présent, elle ne sait pas vraiment ce que cela signifie, ou du moins, elle ne sait pas comment le faire.

Elle se met la pression à longueur de journée et est si exigeante avec elle même, qu’elle finit par avoir le sentiment d’être nulle dans tout ce qu’elle entreprend.

 

Celle qui a dit fuck

 

C’est pourquoi un jour, se rendant compte que tout ça n’est plus possible et qu’elle a besoin de se remettre en question pour être bien dans ses pompes, Alice décide de << dire fuck >> à tous ces petits tourments.

Elle se plonge dans une enquête digne de Columbo, pour mettre la main sur le Bonheur et note durant un an dans un journal tout ce qu’elle va découvrir. Coucher noir sur blanc ses idées, mais aussi ses coups de cœur et ses coups de gueule, va lui permettre de prendre doucement du recul. Un bon moyen d’extérioriser.

Moi-même désormais, je me suis mise à l’écriture thérapeutique. Quand j’en ressens l’envie ou le besoin, je note tout ce qui me vient par la tête, de façon à vider mon sac mais aussi à me retrouver un instant seule avec moi-même. Je me suis aussi acheté un carnet du Bonheur, dans lequel plusieurs exercices d’écritures sont regroupés. Une véritable échappatoire, qui me permet de faire le point sur le passé et d’envisager l’avenir d’un œil plus positif. N’hésite pas cher lecteur, à fouiner sur le net pour trouver des exos, il y en a plein.

Armée donc de son << fuck it board >>, Alice en vient à se demander quand, comment et à qui ou quoi, elle doit dire fuck. C’est avec humour et légèreté qu’elle va se livrer, montrant qu’elle est une jeune femme normale, ni bombasse, ni intello, mais pas pour autant insipide. Juste une nana avec des rêves, qui peut se retrouver dans de drôles de situations, mettre les pieds dans le plat et faire de sacrées gaffes. Bref, Alice, c’est moi, toi, elle ou lui….

 

Celle qui a dit fuck

Et grâce à un groupe, style alcoolique anonyme, non seulement elle va découvrir qu’il n’y a pas qu’elle qui souffre d’IPSF ( intellectualisation par pensée sans fin ), mais en plus elle va apprendre quelques astuces pour remédier à ses troubles ( et nous en faire part ).

C’est décidé, elle va vivre sa vie pour elle, être plus indulgente avec elle même et croire un peu en elle ! C’est décidé je vais vivre ma vie pour moi, être plus indulgente avec moi même et croire un peu en moi!

Et toi, que décides-tu?

Ces jours où…

Ces jours où...

L’anorexie, c’est se retrouver avec des hormones totalement détraquées. Des hormones qui oublient que vous êtes une femme et décident qu’il est grand temps pour elles de se la jouer solo, faisant disparaître certains éléments de votre cycle…

Pourtant, même si l’idée de ne plus avoir de règles sans être en pleine grossesse, peut avoir de quoi se réjouir et un sacré côté pratique, d’autres symptômes peuvent venir tout gâcher. Ils mettent même en danger la victime de cette peste d’Ana.

Ces jours où…

Ces jours où même si je sais que je ne suis pas énorme, comme se l’efforce de me le faire croire cette fichue diablesse, je me prends tout de même pour la réincarnation de Moby Dick…
Ces jours où mon ventre reste gonflé quoique je fasse et quoique je mange ( ou ne mange pas)…
Ces jours où je ne parviens même pas à le rentrer et où du coup je ne vois plus que lui…
Ces jours où il est si dur qu’il en devient douloureux, au point de m’empêcher de me pencher…

Ces jours là, les petites victoires que je venais d’obtenir dans ma lutte face à ma maladie, s’estompent et s’éloignent dangereusement. Mon cerveau a beau savoir que cette situation va passer, la petite voix, elle, fait tout son possible pour me faire croire que mon combat ne sert à rien. Que mon corps est difforme, obèse, immonde…

Je sais très bien que tout ça n’est que mensonge… Mes ces jours là, mon moral en prend un coup et ma raison aussi…

J’en reviens au point de départ, réduisant les quantités de ce que j’ingère… Évitant de plus belle certains aliments, tout particulièrement ceux que je venais tout juste de réintroduire… Ayant envie de me cacher sous de gros pulls, alors que la veille je me sentais si bien dans ma petite robe…

Ces jours là, ma tête est comme déconnectée. Elle laisse carte blanche à ces saletés d’hormones qui font n’importe quoi.
Et celles-ci s’en donnent à cœur joie. Plus de règles, mais de la fièvre, des nuits d’insomnie, de l’acné comme si j’étais à nouveau une ado, de la rétention d’eau en pagaille, un corps si douloureux que toute position est une torture.

Ces jours là, j’en ai tellement marre d’être moi…

Viens je t’emmène à Valencia

 

Viens je t'emmène à Valencia

 

Sur un coup de tête, j’ai décidé de partir…. De voyager…. De prendre le Chéri sous le bras et de nous offrir des petites vacances en amoureux.

J’avais besoin de m’aérer l’esprit. De découvrir d’autres choses, d’autres lieux….

De visiter un pays dans lequel je n’avais encore jamais mis les pieds ( bon ok, là, y avait du choix…. ).

Alors j’ai dégainé mon smartphone, sorti mon pc et je me suis plongée dans une recherche, en mode fouine à l’affût de l’offre du siècle.

J’avais quelques destinations en tête, mais rien de très précis. N’ayant jamais voyagé, je ne connais rien du monde, et je rêve donc de tout découvrir. Italie…. Espagne… Grèce… Angleterre…. Portugal…. Australie… Voici les premiers pays qui me viennent, lorsque je me prends à m’imaginer à la conquête d’autres rivages.

Seulement, moi, je n’ai pas de big budget pour cela. Bah non…. Du coup, j’ai déniché la bonne astuce pour trouver où partir.

Grâce à la fonction Explorer le Monde de Kayak, j’ai pu trouver mon bonheur facilement. Je n’ai eu qu’à rentrer dans les filtres, ma ville de départ et mon budget maximum, pour que le site m’ouvre une carte avec les tarifs de vols qui me correspondaient.

Au moins cher, j’avais le choix entre l’Angleterre et l’Espagne.

Pour prendre ma décision, j’ai zieuté les hébergements. Les hotels pour l’un comme pour l’autre étaient totalement hors budget pour moi. Surtout qu’en gros, pour l’Angleterre, tout ce que je trouvais c’était des dortoirs, où l’on devait du coup, dormir avec plein d’autres personnes. Pas franchement mon truc…. J’ai besoin d’un minimum d’intimité. Encore plus lorsque je pars à l’inconnu.

C’est via Airbnb que je nous ai dégoté un ptit nid, où une charmante famille était prête à nous accueillir.

 

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Le Chéri étant d’accord, j’ai réservé nos billets d’avion par Ryanair ( Kayak étant un comparateur de vols, c’était cette compagnie que le site m’avait retenu ), en prenant l’option Priorité ( qui nous a permis d’avoir chacun 2 bagages en cabine et d’éviter plusieurs fois de faire la queue ).

Et j’ai validé ma réservation Airbnb pour 3 nuits.

 

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Nous partions à l’aventure, direction l’Espagne, plus précisément Valencia.

Quand je dis à l’aventure, je ne mâche pas mes mots, car non seulement, ni le Chéri ni moi, n’avions déjà fait un tel voyage, mais en plus nous ne parlons pas espagnol. Ni anglais d’ailleurs…. Bref… Mis à part le français, et le gremlins, on ne décrypte rien….

Pas grave, on s’est dit que l’on allait gérer. Ce qui a été le cas.

Dans un premier temps, j’ai pris contact avec notre hôte, Jeff, qui m’a passé de bons tuyaux et un max d’indications pour savoir comment venir de l’aéroport à chez lui ( son offre de logement est parfaite pour une personne seule ou un couple ! propre, petit prix, station de métro en bas de l’immeuble, proche du centre ville, avec des commerces dans la rue).

 

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Ensuite, j’ai créé un ptit carnet, avec des mots et phrases utiles, pour pouvoir tout de même s’exprimer un peu, autrement qu’avec des gémissements et le langage des signes ( ouais parce que là aussi, je connais quelques gestes et leurs significations que l’on m’avait appris lorsque j’étais môme, mais je suis bien limitée ).

Pour être certaine que nos bagages ne nous coûtent pas de dépassement, car Ryanair a des formats tolérés qui n’ont rien à voir avec ceux habituels, nous sommes allés quelques jours avant le départ vérifier à l’aéroport que nos sacs passaient bien dans les << gabarits >>. Nous en avons profité pour demander les sachets pour les produits de beauté et autres liquides.

En arrivant sur Valence, notre première étape a été d’aller à un guichet acheter une carte TUIN . Celle-ci permet de prendre le métro et le tram à moindre coût. Une carte bien pratique, que je te recommande fortement si tu veux te faire un séjour à Valence. Tu la charges de 10€ minimum, puis tu n’as plus qu’à la biper à chaque transport, en sachant qu’elle n’est pas nominative et que toute ta tribu peut l’utiliser.

Pour se balader dans Valence, pas besoin de voiture. Le métro te propose de nombreuses lignes différentes, sans parler du tram et des bus. Il te suffit de t’armer d’un plan et te voilà paré pour te rendre où bon te semble. Bon par contre, je te préviens, tu vas en bouffer des escaliers ^^

Et pas d’inquiétude, tu ne risqueras pas de te perdre, car les autochtones de cette civilisation sont très serviables. Dès qu’ils te voient regarder ton plan, ils te proposent de t’aider.

 

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Ce qui nous a de suite frappé, c’est la taille des rues comme des bâtiments. Tout était immense! Même les nombreux arbres qui peuplent les avenues étaient grandioses. On se sentait si petit dans ce monde de géant.

Puis ce fut le rythme de vie. Là bas les repas sont complètement décalés par rapport à ceux des français. Ce qui est logique, puisque la vie en elle même est décalée. Par exemple le fils de nos hôtes ne commençait l’école que vers 9h30, d’où un ptit déjeuner plus tard que chez nous, un déjeuner sur les coups de 14h ou plus, et un diner vers 22h…. Il a donc fallu prendre en compte des horaires de restaurants bien différents de ceux que nous connaissons. Tout comme avec les boutiques, qui ouvrent leurs portes bien plus tard et restent ouvertes une bonne partie de la nuit.

Ce qui donne forcément, de gros changements. En plein au milieu de l’après midi, tout fermait. Plus de petites boutiques sympa où flâner. Mais sur les coups de 18h / 19h, la ville devenait bruyante, pleine de lumières, avec une sacrée énergie. J’avais l’impression de me retrouver dans une série américaine du genre Sex and the city, où le soir tout est permis. Les rues étaient noires de monde, pleines de guitounes à churros, de policiers faisant la circulation et de personnes vendant des tickets de jeux à grater ou de loto. C’est incroyable comme les Espagnols ont l’air d’aimer les jeux de chance. Même dans l’avion on nous en a proposé !

Sur les bâtiments, d’énormes écrans passant des publicités étaient allumés.

Sans oublier toutes les terrasses qui s’étaient mises en place de partout.

Une ambiance géniale, si comme moi, tu es plus un oiseau de nuit.

 

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Niveau alimentation, je te déconseille les << véritables >> restos, qui ne sont que des attrapes touristes, et te font payer 17€ un sandwich rassi et une dizaine de beignets de calamars décongelés.

Il vaut vraiment mieux aller dans les bars et les camionnettes à tapas.

Ou alors dans les nombreux snacks qui pullulent à chaque coin de rue. Pizzas, burgers, paella, ou encore tacos…. Il y a de quoi faire, pour un tarif restreint. Tu peux même trouver tous les 200m, des vendeurs de marrons chauds et d’épis de maïs grillés, ou encore de lait végétal parfumé et de café.

 

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Mais ce que nous avons préféré, c’est le grand marché central ( Mercado Central ), situé en plein cœur du centre ville, avec de belles places juste autour, qui est vraiment immense puisqu’il fait plus de 8100 m². Rien que l’architecture est splendide. Il faut absolument aller le visiter. L’extérieur est déjà chouette en lui même, mais l’intérieur est un enchantement. Et là, je ne parle pas encore de tous les étalages. Non. Juste de ce que l’on peut admirer en levant un peu la tête.

 

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C’est d’ailleurs là, que nous avons acheté régulièrement de quoi manger, car soyons clairs, il y avait du choix! De la charcuterie que l’on nous servait dans des petits cornets de papier…. Du poisson… Des fruits et légumes de toutes les couleurs…. Des steaks végé… Des viennoiseries deux à trois fois plus grosses que celles que l’on trouve chez nous…. Des tas de sandwichs… Du fromage…. Des bonbons et autres sucreries…. Du pain…. Des fruits secs ou confits…. Des olives… Des bières….  Et bien évidemment des plats typiques, comme la fameuse paella de Valence ( qui ne comporte pas de fruits de mer, mais du lapin et des fèves ), la tortilla, ou les tapas, vendus par portions individuelles. Le tout ne coûtant que trois fois rien ( voici un extrait de ce que nous avons pris : un cornet de chorizo pour 1€, un cornet de fleurs d’hibiscus confits pour 1€, 250g de fraises pour 0,80€, 1 portion de paella pour 3,50€, un méga géant pain au nutella pour 1,20€, 1kg de papaye pour 3€…. ).

 

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Une fois les emplettes faites, nous n’avions plus qu’à nous poser au soleil pour tout déguster. Beaucoup de monde s’installe sur les marches du marché, mais il y a aussi quelques bancs tout autour.

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Le mieux étant tout de même de se rendre à la plage pour un petit pique nique. Nous sommes allés plusieurs fois à la plage de la Malvarrosa. Paradisiaque ! Des palmiers toujours si grands que dans ma tête je revoyais les reportages tv sur la Californie…. Un sable si fin avec des coquillages à ramasser à la pelle…. Une mer d’un joli bleu… Des cafés et restos sympathiques tout le long….

Il y a même des installations pour faire du basket, du volley, etc, ce qui nous a permis de constater que des écoles venaient faire leur séance de sport sur la plage. D’ailleurs, une école maternelle ou primaire, juste en face, avait du sable partout dans la cours de récré, au lieu du béton. Cool non?!

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Nous en avons profité ( 2 fois ) pour nous poser en terrasse pour boire un coup, à la Casa Zaragoza. La serveuse qui parlait plutôt bien le français, nous a été d’une grande aide. Une jeune femme très aimable et souriante ( merci à elle ). Nous en avons eu pour 7,50€, pour une Desperados et une pinte géante ( et encore chez eux ça porte un autre nom, c’est bien plus grand qu’une pinte ).

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Car oui…. A Valence, mon ami, tu ne vas pas pouvoir mourir de soif. Les boissons, qu’il s’agisse d’alcool ou non, ne valent rien. Les canettes de soda ou de bière sont à 1€. Et tu peux même trouver des bars, qui te font la Despe à 1,80€, la Heineken à 1,50€ ou le tanque de bière entre 1,50€ et 2,80€.

 

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Avec le Chéri nous avons adoré une petite camionnette installée en centre ville, qui proposait des tapas et de la sangria ( 3 tapas au choix pour 9€ + 1L de sangria pour 6€ ). Le Chéri qui disait toujours qu’il détestait cette boisson, en est devenu fan ^^

On ne va pas visiter Valencia que pour sa gastronomie à petits prix.

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Si tu as la possibilité de t’y rendre en mars, c’est parfait, car tu vas pouvoir profiter de Las Fallas. Lorsque nous avons réservé notre séjour, nous ne savions même pas que nous arriverions en plein pendant cette fête. Gros coup de chance !

C’est un événement à ne pas manquer. La ville est en ébullition. Toutes les rues sont dans l’ambiance, accrochant des guirlandes lumineuses et des décos. Des musiciens se baladent et te donnent envie de danser, ce dont ne se privent pas les Valenciens. De grandes statues appelées Fallas ( major pour les versions adultes et infantil pour celles enfants ), sont érigées dans toutes les rues de Valence. Chaque quartier ayant ses constructions, au final, c’est 760 Fallas différentes que tu peux admirer. Elles doivent être terminées d’installer le 15 mars, de façon à ce qu’un jury puisse passer les voir et décerner des prix, pour qu’ensuite elles soient brûlées le 19 mars.

 

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Mais avant qu’elles ne soient justement brûlées, chaque quartier va garder une petite partie de sa falla, que l’on peut après découvrir lors de l’exposition des Ninots ( nom donné à ces dernières ).

Chaque quartier a aussi sa Reine, qui vêtue d’une tenue traditionnelle va le représenter et tenter d’être élue ( un genre de concours de Miss ).

 

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Nous avons pu assister à la Mascleta, un spectacle ayant lieu sur la place de l’Hotel de Ville. Rien à voire avec un bête feu d’artifices. A Valencia, ils sont très << sons >>. Du coup, lors de ce moment, des tas d’énormes pétards explosent en rythme. Allant de plus en plus fort, au point de faire trembler le sol et les vitres des bâtiments. C’est très impressionnant et difficile à expliquer. On ressent chaque explosion dans tout son corps. Un véritable coup de tonnerre. C’est fabuleux! Cela se terminant par des fanfares, entourées de tous les fêtards, qui se positionnent juste en bas de l’Hotel de Ville, pour chanter et danser en levant les mains en direction des Reines des Fallas, qui les regardent du haut d’un balcon et les saluent.

Un instant plein de joie, de bonne humeur, de musique, de rires, que je ne suis pas prête d’oublier.

 

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Pour en revenir à l’exposition des Ninots, celle ci coûte 3€ et se trouve dans la Cité des Arts et des Sciences. Ce coin m’a fait penser à Sydney avec son Opéra. Des édifices aux allures de vaisseaux spatiaux, tout droit sortis d’un film de science fiction. Le tout entouré de verdure et d’eau.

A savoir qu’il y a, à cet endroit, un espace qui s’appelle L’Umbracle, constitué de grandes arches passant au dessus d’une promenade encadrée de palmiers, qui le soir se transforme en une boîte de nuit en plein air, très prisée par les Valenciens et les touristes ( mon frangin l’ayant testé, ne m’en a dit que du bien ).

 

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Bref… L’expo des Ninots, regroupe donc plus de 760 oeuvres, plus hallucinantes les unes que les autres. Ces statues humoristiques, ont des tas de thèmes différents ( contes, politique, films…. ) et me rappellent les personnages des chars du Carnaval de Nice. A la fin de l’expo, nous avons dû voter pour nos 2 Ninots préférées.

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La Cité des Arts et des Sciences ( ainsi que le Musée Océanographique ) se situent dans la grande coulée verte qui traverse toute la ville. Au départ il s’agissait du Fleuve Turia, qui a été changé en Jardin de Turia, à cause des nombreuses inondations qu’il provoquait. Celui-ci mesure plus de 7km de long avec une superficie de plus de 100 hectares et est le plus grand espace vert citadin d’Espagne. Là encore, je ne peux que tu recommander d’y aller ! Des fontaines et jets d’eau, des palmeraies et orangeries, le Palais de la Musique, des terrains de foot / rugby / baseball / et athlétisme, ainsi que le Bioparc, y sont installés.

Comme pour tous les lieux à visiter de Valence, tu peux soit t’y rendre en transports en commun ( nous y sommes allés en métro, celui-ci débouchant directement dans le parc ), soit en vélo. Car à Valence, ils sont fans de vélo! Il y a de grandes pistes cyclables partout ( en centre ville, le long de la plage, dans tous les quartiers…. ) et il est possible de louer des vélos à l’heure ou à la journée ( à partir de 5€ – – plus d’infos ICI ).

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A découvrir aussi, la Poste Centrale ( Correos ), place de l’Ayuntamiento, qui là aussi, est un magnifique bâtiment aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur. Assez surprenant, le fait que l’on puisse y acheter des jouets, barbies, mugs, et objets souvenirs…. Envoyer une carte postale ( achetée ailleurs ) vers la France, nous a coûté 1,35€.

 

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Pas loin de là, nous avons découvert les Arènes ( Plaza de Toros ), qui même si je suis contre la corrida, sont magnifiques de nuit.

 

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Celles-ci sont collées à la Gare Centrale ( Garde Del Northe ), qui comme les autres édifices dont je t’ai déjà parlé, renferme un univers merveilleux à ne pas louper. Tu pourras même te prendre quelques gourmandises, car à l’intérieur se trouve une grande boutique de confiserie, et sur la place devant la gare, plusieurs stands de pâtisseries, marrons et churros sont ouverts même tard dans la nuit.

 

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Autre monument qui vaut le détour, les Torres de Quart. Ces tours qui servaient à protéger la ville, sont plus récentes que les Tours de Serrano. Il est possible de les visiter, pour admirer d’en haut la vue sur les toits de Valence. Mais malheureusement, à cause de ses marches assez raides, nous avons laissé tomber, préférant nous balader dans les rues alentour, qui nous ont fait voyager dans un quartier plutôt artistique.

 

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Cette ville est vraiment une merveille, pleine de vie, d’énergie, de lumière, de parcs, de verdure…. Même si le chômage y est très présent, nos hôtes nous ont dit qu’il faisait bon y vivre et je les crois sans souci. Les gens sont agréables, serviables, polis. Les rues sont propres. Nous n’avons croisé qu’un seul chien et pas la moindre crotte, ni papier jeté au sol…

 

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Et niveau budget, nous nous en sommes très bien tirés :

  • Vol aller-retour avec option Priorité = 72€ / pour 2
  • Séjour 3 nuits avec chambre et salle de bain privée = 75,70€ / pour 2
  • Transports ( métro / bus / tram ) = 35€
  • Repas = 94,41€
  • Visites = 4,50€ ( 1 entrée plein tarif + 1 entrée avec tarif réduit pour l’expo des Ninots )
  • Cadeaux et carte postale = 17,40€

 

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Les gremlins ayant bavé devant nos photos et nous même ayant adoré notre voyage, nous avons décidé d’y retourner. Attention Valencia, le mois prochain nous revenons ! Et cette fois-ci, nous allons habiter à moins de 5 minutes à pied de la fameuse plage que nous avons tant aimé.

Ah! J’oubliais! Maintenant je connais quelques mots en Espagnol! Proxima Parada !

Hygge, ou comment trouver le bonheur à la Danoise

Vendredi 04h58… Au moment où je commence cet article, je vis un instant totalement hyggeligt.

Non, je n’ai pas décidé de communiquer avec des martiens…

Je te parle juste de HYGGE.

Je ne parviens plus à dormir. Impossible. Plusieurs longues minutes que je me retourne dans mon lit. Du coup quoi de mieux que de m’offrir un peu de hygge ?

Je suis seule, enfermée dans ma salle de bain, le mini chauffage et la pendule pour seuls bruits. Le reste de la maison est silencieuse… Tout le monde dort… Moi, je suis plongée dans l’eau bouillante, tranquillement installée dans la baignoire, savourant ces minutes qui s’écoulent. Je lis quelques pages, jusqu’au moment où mes yeux commencent à clignoter doucement, me prévenant qu’ils ne vont pas tarder à se fermer. Alors, je me laisse bercer par Morphée…

 

 

Hygge, ou comment trouver le bonheur à la Danoise

 

Le hygge c’est ça… Des petites choses ordinaires de notre vie, qui nous permettent de nous sentir bien, heureux, détendus et en sécurité… Un sentiment de quiétude et d’exquise allégresse, de légèreté…

Du moins c’est que j’en ai compris au travers des lignes de l’excellent bouquin Le livre du Hygge – Mieux vivre, de Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le Bonheur de Copenhagen.

Le hygge, qui se prononce hou-ga, c’est se réjouir des choses simples. C’est l’état d’esprit général des pays scandinaves.

Et lorsque l’on prend en compte que les Danois sont les gens les plus heureux du monde, malgré une météo peu favorable chez eux, on n’a franchement qu’une seule envie, apprendre leur méthode.

Chez eux, on évite le stress…. On termine le boulot assez tôt pour pouvoir profiter de ses proches, donner le bain aux enfants, jouer, et dîner tous ensemble…. La famille tient un rôle important voire primordial.

On se construit un petit cercle d’amis ( le hygge serait mieux seul ou à 2, et au maximum à 4 ), avec qui on aime passer son temps, sans se prendre la tête, sans faire de chichis… Avec qui on peut hyggesnakkede pendant des heures ( discussion superficielle en évitant les sujets controversés ), bien installés au coin du feu.

On prévoit des journée cuisine avec les personnes à qui l’on tient, où chacun apporte de quoi préparer un plat / une pâtisserie / un pot de confiture. De cette façon, plusieurs mets sont réalisés et il est ainsi possible soit de se faire avec un bon repas tous ensemble, soit que chaque convive puisse conserver chez lui différents bocaux savoureux. Car les Danois ne voient pas les choses comme nous lorsqu’ils veulent inviter du monde chez eux. Les hôtes ne vont pas passer des heures à cuisiner pour ensuite servir leurs amis. Ils préfèrent largement mettre tous la main à la pâte. C’est bien plus hyggeligt. Plus convivial.

Le hygge, c’est aussi une question de lumière. Peu importe que ce café ne soit pas classé dans les meilleurs, ou que ce qu’il serve ne soit pas au top, du moment que la lumière est convenable, l’endroit sera hyggeligt. Pour être hygge, il faut privilégier la douceur des bougies. Pas de lumière trop vive… L’ambiance n’en sera que meilleure.

Le froid ne motivant pas forcément à mettre le nez dehors, les Danois adorent le fredagshygge et le sondagshygge ( le hygge des vendredis et dimanches). Et je dois dire que j’aime de plus en plus ça moi aussi. Toute la famille pelotonnée sur le canapé, avec de grosses couvertures bien chaudes, des chaussettes épaisses, son hyggebukser ( un vieux pantalon ultra confortable qu’on ne met jamais dehors ), du thé, des gâteaux, des livres, de la musique…. On se détend…. On prend le temps de vivre l’instant présent…. De faire une pause…. D’écouter l’eau qui ruisselle sur les vitres…. Le vent qui souffle au dehors….

Le hygge, c’est le cocooning.

 

Hygge, ou comment trouver le bonheur à la Danoise

 

Mais pas que….

D’autres points sont importants pour ressentir le bonheur Danois.

La gourmandise est de mise. Pas de hygge sans gâteau ou boisson chaude…. Même au travail, les Danois passent leur vie à dévorer des pâtisseries et des confiseries ( ils font d’ailleurs partie des plus gros consommateurs de friandes au monde ). Le Kagemand, un genre de bonhomme en pain d’épices géant, bourré de beurre et de sucre, puis décoré de bonbons et de bougies, est leur idole et s’incruste dans les goûters d’anniversaires. Imagine les festins lors de Noël, le moment de l’année le plus hyggeligt pour eux.

Avec ça, un gros mug de café, de chocolat chaud ou mieux, de glogg ( vin chaud ) est obligatoire.

D’ailleurs, le fait maison est des plus hyggeligt. Il faut de bons petits plats mijotés et réconfortants, tel que le Skibberlabskovs ( ragout à base de poitrine de bœuf ), mais aussi des baguettes enroulées appelées Snobrod.

Ne pas oublier non plus la nature. Le hygge c’est être proche de la nature. Se promener dans la neige en écoutant le craquement que font nos pas dessus… Apprécier la beauté de ce qui nous entoure… Et faire rentrer cette magnifique nature dans son intérieur, en meublant sa maison avec du bois, de la laine, des matières naturelles… Sans se ruiner car la récup est hyggeligt. Il faut se créer un nid douillet, qui donne envie de rester là. Le must étant d’avoir une cheminée mais aussi un hyggekrog, c’est à dire un petit espace confortable, avec des coussins, où l’on pourra se lover et se détendre.

Si les Danois sont tellement heureux, c’est aussi car pour eux, l’égalité va de soi. On ne se met pas en avant. << Nous >> avant << Je >>. Voilà pourquoi ils aiment cuisiner avec leurs proches. Ils se répartissent les taches, tout comme le temps de parole, et trouve cela logique d’écouter les autres plutôt que d’accaparer la conversation.

Bref….

Le hygge, c’est un mode de vie, que l’on partage avec sa tribu, autour d’une part de gâteau et d’un verre de vin chaud, installé confortablement, pour se sentir en paix et en sécurité.

Si toi aussi, tu veux découvrir ce bonheur, rien de plus simple. Allume des bougies, arrête ton pc et ton téléphone, sors un jeu de société ou Le Livre du Hygge de Meik Wiking ( qui pour ma part, m’a apaisé à peine le premier chapitre entamé, et va devenir une référence pour moi ), enfile une tenue confortable avec de grosses chaussettes, et pause toi sous une douce couverture.