Don du sang : ma victoire face à l’anorexie

Gamine j’avais une peur bleue des aiguilles. Mais en grandissant, j’ai bien dû apprendre à gérer ça. Entre mon besoin de me faire tatouer et les différentes injection durant ma grossesse ou pour mes pathologies…

Du coup, j’avais en tête depuis bien longtemps de faire des dons du sang. Alors qu’à l’époque de ma phobie, j’étais certaine de n’en être absolument pas capable.

Malheureusement, suite à mon poids trop faible, il m’était tout simplement interdit de le faire.

Une frustration intense pour moi, tout comme une raison de plus de rejetter ce corps que je ne supporte pas.

Sauf que ce corps, petit à petit, il se modifie, puisque je reprends doucement du poids. Je ne l’aime pas plus pour autant, loin de là, car cette transformation est assez difficile à accepter. Mais enfin, il a pu m’aider à concrétiser ce projet qui me tenait tant à cœur.

Étant désormais tout juste à la limite minimum du poids nécessaire pour pouvoir faire ce don, j’ai eu l’immense joie de prendre rendez-vous auprès de la maison du don du sang de Marseille .

Je dois dire que lorsque j’ai dû sur place, répondre à quelques questions, j’ai eu peur que l’on me renvoie chez moi, sans avoir pu remplir la mission que je m’étais fixée.

Car il faut peser minimum 55kg, et que clairement je ne suis pas tout à fait à ce poids. J’oscille plus entre 53 et 54, atteignant les 55 que dans mes phases de crises d’endo belly.

Combiné à cela le fait que je suis régulièrement en anémie… Je ne partais pas gagnante…

Quel soulagement quand après m’avoir piqué le doigt, pour justement tester mon sang de façon à vérifier mon taux de globules, on m’a dit que tout était ok. Feu vert pour faire mon tout premier don de sang !

Une fierté énorme pour moi, d’avoir relevé ce challenge ! Je n’aime clairement pas les chiffres qui depuis un moment s’affichent sur la balance. Mais grâce à ça, j’ai peut-être pu aider / sauver quelqu’un. Une claque directement envoyée à Ana !

Après avoir fais don de mon lait maternel, j’ai pu faire un autre type de don!

Alors même si je sais que je ne suis pas prête d’être autorisée à donner du plasma ou des plaquettes ( entre autre parce que mes vaines sont bien trop fines et ne le supporteraient pas ), je me suis fixé pour objectif de maintenir ce poids, pour pouvoir renouveler cette merveilleuse expérience.

Comme tu peux le voir, les réserves de sang sont au plus bas ! Il faut des donneurs d’urgence ! Alors fonce ! Tu viens l’estomac plein, tu remplis un petit questionnaire, tu testes ton taux de globules et c’est partie ! Ça ne prend qu’une dizaine de minutes pour remplir une poche de ton sang et ça pourra sauver plusieurs vies !

Pour finir, tu as droit à une collation ( sandwich, biscuits, compote, jus de fruits, soda…).

N’hésite plus !

Peut-on soulager les douleurs d’endométriose avec un gel au CBD ?

Depuis 1 mois, les douleurs engendrées par mes différentes pathologies, sont plus intenses.

Elles montent le long de ma colonne vertébrales, irradient dans la nuque et se propagent inlassablement dans ma jambe droite.

J’en viens à marcher le dos voûté, pliée en deux. Et encore, ça c’est lorsque ” tout va bien “… Car il arrive que ces douleurs me paralysent le dos et / ou la jambe.

Dans ces moments, j’avoue qu’un massage m’aide un peu. Du moins, sur le coup. Car une fois les mains de mon Chéri hors de contact, ces foutues douleurs reviennent de plus belle.

C’est pourquoi j’ai voulu essayer un gel au CBD.

Même si au départ ce type de produit est préconisé pour les douleurs articulaires et musculaires, j’avais entendu dire par différentes endogirls qu’il était bien utile pour apaiser le corps lors de crises dues à l’endo.

J’ai donc commandé un pot de 300ml de gel au CBD via Amazon, de la marque 5Kind (clique ici).

Il m’est revenu à 23€97 ( soit 79€90 le litre) et m’a été livré gratuitement en 1 jour ouvré (en prime).

D’aspect, ce gel me fait beaucoup penser à de la danette. Il a une texture agréable, non grasse, qui ne colle pas et est rapidement absorbée par la peau (sans la dessécher) , ce qui évite de tâcher les vêtements.

L’odeur de menthe est très plaisante. D’ailleurs ce côté mentholé rafraîchit instantanément la zone sur laquelle le gel est appliqué.

Niveau bienfaits, je dois reconnaître que je suis bien contente d’avoir décidé de tester ce produit. Même si au départ, j’hésitais beaucoup à investir autant dans une crème…

Mon Chéri me masse le dos et la nuque lorsque de fortes crises refusent de se calmer, ce qui me soulage durant un bon moment (sans toutefois faire complètement disparaître les douleurs). Je parviens doucement à me détendre.

Et ce qui est le plus appréciable, c’est l’utilisation sur le ventre, quand l’endo belly fait des ravages. Dans ces moments, mon ventre est ultra gonflé (version femme enceinte) et douloureux (l’endo belly provoque de gros troubles digestifs). Je me masse du coup le ventre avec ce gel et encore une fois, je sens qu’intérieurement ça s’apaise.

Attention, je ne dis pas non plus que je retrouve un ventre normal. Mon ballon reste en place, malheureusement. Mais je me sens mieux, moins nauséeuse.

Bref… Je l’ai adopté !

18 ans de nous

15 juin 2021… Voilà que nous fêtons nos 18 ans en tant que couple. Ce qui n’est vraiment pas rien, sachant que cela représente tout juste la moitié de ma vie…

Nous en avons vécu des choses ensemble : premier logement sans nos parents et en même temps premier logement en couple, premier enfant alors que je venais tout juste d’avoir 19 ans, mariage, 2 autres enfants pour avoir notre tribu complète alors que je n’avais que 25 ans et toi 27, premier achat d’une voiture neuve, changement de vie en déménageant dans le Sud, achat ensemble d’un appartement…

Et tout ça, ce n’est rien comparé aux épreuves que nous vivons depuis quelques années.

Ça a commencé avec ton opération, pour continuer avec mon anorexie… Puis d’autres pathologies sont venues s’incruster chez moi…

De nombreuses fois je t’ai dit que tu serais mieux sans moi, qu’il serait plus simple que je sois hospitalisée ou que je parte. Que mon état compliquait bien trop ta vie et celle des gremlins. Et pourtant, nous sommes toujours unis. Malgré les hauts et les bas, les disputes, ces moments où mon manque d’alimentation m’empêchait d’être cohérente et raisonnable…

Dernièrement, l’adénomyose et l’endométriose sont venues s’ajouter à la longue liste de mes soucis de santé. Rendant mes journées comme mes nuits insupportables depuis quelques mois (et par conséquent les tiennes aussi) . S’immiscant sournoisement et avec douleur dans notre intimité. Entravant le moindre de mes déplacements et allant jusqu’à me paralyser le dos ou la jambe droite par instants.

Encore une fois, malgré tout ça, nous continuons main dans la main. Nous affrontons ces situations, avec plein d’interrogations sur l’avenir, ensemble.

Comme quoi, l’amour est plus fort que tout…

Jusqu’à Mars…

Endométriose & adénomyose : des noms étranges pour tant de souffrance

Endométriose & adénomyose : des noms étranges pour tant de souffrance

24 ans… Il aura fallu 24 ans pour que l’on mette le doigt sur ce qui ne va pas… Un sacré paquet d’années tout de même…

Et pourtant, ce n’est faute d’avoir crié haut et fort que je souffrais ( et que je souffre encore ). Mais malheureusement, cela ne suffit pas avec l’endométriose. Il est bien plus simple de ne pas croire les femmes, de leur dire que tout est dans leur tête, de les faire douter d’elles. Pourquoi chercher plus loin ? Pourquoi former les médecins sur cette maladie qui touche 1 femme sur 10 ?

Le seul moyen de faire bouger les choses, de mettre en avant l’endométriose dans l’espoir que tout un chacun, un jour, puisse savoir de quoi il s’agit et éviter ainsi l’enfer de l’errance médicale à nos filles, sœurs et amies, c’est d’en parler le plus possible.

C’est pourquoi j’ai envie de témoigner. Même si je n’en suis qu’au début de mon traitement. J’ai déjà un long parcours derrière moi…

Mes premières règles ont débarqué en pleines vacances d’été, alors que j’étais chez mon père. Je m’en souviens très bien, même si à l’époque je n’avais que 11 ans. Je savais ce qu’il se passait, mais je n’étais pourtant pas bien fière en allant prévenir ma belle mère que je venais de flinguer les draps de mon lit.

Mes cycles étant de suite totalement imprévisibles, avec des périodes de saignements longues et de plus en plus rapprochées, ainsi que de l’acné qui commençait à bien s’installer, on m’a immédiatement mise sous pilule. Ouais… 11 ans et déjà sous pilule… Mlle Microval venait d’entrer dans ma vie, pour y rester un bon bout de temps.

Pourtant, malgré ça, j’ai très vite compris que les règles n’allaient pas être une partie de plaisir pour moi. Combien de fois ai-je fini à l’infirmerie du collège, pliée en deux de douleur, espérant que tampons et serviettes tiendraient le coup. J’en ai passé des journées à me gaver de Spasfon, recroquevillée en position fœtale sur mon lit, sans oser bouger d’un millimètre pour que la douleur ne se propage pas.

Et comme si ça ne suffisait pas, de big migraines venaient m’achever, au point de m’envoyer chez un neurologue, qui après un scanner correct, m’a collé durant une dizaine d’années sous traitement de fond.

Au milieu de tout ça, alors que j’étais en 3ème, j’ai dû me rendre régulièrement chez un kiné suite à des crises de sciatique. On sait désormais que c’est l’un des symptômes de l’endométriose. Je me souviens de la gêne que je ressentais à devoir me retrouver sans pantalon devant cet homme, pour qu’il puisse me placer des électrodes sur les fesses et jambes… Pas évident lorsque l’on est tout juste ado… C’est aussi la période où j’étais sans cesse fatiguée, sans pourtant parvenir à fermer l’œil la nuit ( encore un des fameux symptômes ), ce qui me conduira à m’inscrire au CNED en seconde.

Microval ne faisant pas vraiment de miracle, j’ai eu de nouvelles compagnes de galère : Jasmine et Leeloo.

À 19 ans, j’ai eu mon premier gremlin. Sachant que ma mère avait eu beaucoup de mal à m’avoir, je voulais avoir des enfants jeunes, ce que je fis, puisqu’à 25 ans, je donnais naissance à mon 3ème. Je me dis aujourd’hui que j’ai bien fait de réagir comme ça, car qui sait si désormais j’aurais autant de facilité à tomber enceinte, sachant que l’endométriose peut compliquer grandement les choses.

Mes 3 grossesses ont été très compliquées, avec pour chacune un placenta praevia. J’ai passé énormément de temps aux urgences car je perdais du sang. Je n’en pouvais plus de devoir écarter les pattes devant tous ces internes et de me faire triturer à tout bout de champ. Sans parler de l’accouchement pour mon plus grand, qui me laissera toujours un bon traumatisme gravé en moi suite à la négligence du personnel de la maternité… J’ai un trou de plusieurs heures pour cette journée, car à peine mon fils fut posé sur moi, que je tombais dans les pommes.

En 2015, voulant perdre du poids et me muscler, j’ai fini par tomber dans l’anorexie et l’orthorexie. En seulement 6 mois, 26 kilos s’étaient envolés, me faisant descendre au niveau de l’imc dans la catégorie ” famine”.

Du coup, toute une batterie de pathos était venue se glisser en moi : aménorrhée, insomnie, dépression, incapacité à me concentrer, irritabilité, bradycardie, gamma GT très élevées sans qu’on ne sache pourquoi, fortes douleurs aux genoux m’empêchant de marcher ( il me faudra plusieurs mois de kiné pour calmer ce souci)…

À partir de 2018, malgré l’absence de règles, je me suis rendue compte que toujours aux mêmes périodes, différents symptômes s’imposent à moi. Tout d’abord, durant une semaine, j’ai de la fièvre ( moi qui n’en fais jamais), des nausées, des maux de gorge et des douleurs dans le bas du ventre, ainsi qu’une forte constipation et un ventre énorme . Environ 15 jours après, je me réveille trempée plusieurs fois par nuits et je subis de fortes diarrhées et des RGO. Mon ventre est encore plus gonflé, dur comme du bois, douloureux, au point de ne pas pouvoir me plier pour mettre mes chaussures et de ne pas supporter le moindre vêtement qui passe dessus. Hors de question de mettre un jean, je dois passer ma vie en legging même en hiver.

J’en parle à mon endocrino / nutritionniste à chaque fois que je le vois, mais ça ne l’inquiète pas. D’après lui, étant maigre suite à l’anorexie, dès que j’avale quoique ce soit, même de l’eau, mon ventre réagit. Il me compare aux enfants des pays en sous-développement.

À force de rabâcher tout ça à mon généraliste, il me conseille de voir un gastro. Je vais en voir 2, l’un fin diplomate me fera retomber de plus belle dans l’anorexie alors que j’avais fait de gros progrès, l’autre m’expliquant que je souffre à la fois de la maladie de Gilbert ( en effet je suis souvent très jaune et mon taux de bilirubine crève les scores ) et du syndrome de l’intestin irritable. Consultation qui se finira avec une liste de 3 pages d’aliments que je ne dois plus manger.

Durant plus d’un an, je vais suivre au mieux cette liste d’aliments proscrits, moi qui ne mange déjà pas grand chose. Rien que l’idée d’avaler une pomme me fait alors frémir. Tout ça pour rien, car mon ventre refuse de dégonfler et les douleurs sont de plus en plus présentes.

En été 2020, alors que je suis en vacances avec mes Gremlins dans la petite ferme de Haute Loire que nous adorons, je commence à avoir des douleurs bien plus fortes que les précédentes. Je sers les dents, tente de tenir le coup, sachant que mon mari est sur Marseille pour sa formation, et que je dois gérer les enfants. J’arrive à mettre en place un barbecue, je prépare le repas pliée en 2, et je m’installe à table avec les nains. Sauf que je ne peux rien avaler car j’ai de grosses nausées. Je dois passer le reste de la journée allongée sur mon lit, les larmes aux yeux, à espérer que le doliprane que je viens de prendre fasse vite effet.

Malheureusement, rien n’y fait. Je pleure et hurle de douleur, avec la sensation d’avoir des contractions comme si j’allais accoucher. Les enfants commencent à paniquer, surtout que nous sommes loin de tout, sans voisins, perdus dans la campagne.

En début de soirée, je ne tiens plus allongée, mais pas non plus assise ou même debout. Je sens que je suis sur le point de vomir et descends à toutes jambes les escaliers pour courir dans la salle de bain. Je me vide du peu que j’avais dans l’estomac et décide de prendre une douche brûlante pour tenter d’apaiser les douleurs.

Je suis vite obligée de sortir de la douche car je fais plusieurs malaises, au point que mon grand me retrouvera sur le sol de la cuisine, dont je suis incapable de me relever.

Sous le choc, apeuré par mes gémissements et mon état, il appelle le samu qui envoie un médecin de garde. Celui-ci va m’injecter du Nefopam, un antalgique utilisé à l’hôpital, et trouver une masse sur la droite de mon ventre. Il me conseille d’aller dès le lendemain faire une échographie.

Entre-temps, mon fils a téléphoné à son père, qui décide de venir depuis Marseille.

Le jour suivant, l’échographie va révéler une lame d’épanchement péritonéale en flan droit et au pelvis. On m’envoie aux urgences faire dans la foulée un scanner qui confirme ce diagnostic, sans pour autant faire quoique ce soit pour la douleur ni mon ventre si gonflé. On me prescrit du Movicol pour 6 mois, estimant que je suis juste constipée. Du coup, Vincent décide qu’il va retourner sur Marseille, pensant que ça va passer. Je suis dévastée et le supplie de rester, sachant que 2 jours après il sera en vacances. J’ai l’impression qu’il ne me croit pas lorsque je lui explique ma souffrance. Il faut dire qu’elle est minimisée par mes médecins depuis longtemps et qu’elle vient d’être totalement balayée par les internes des urgences. À contre cœur, il reste.

Heureusement, car le soir même, je me retrouve dans un état pire que la veille et je finis par être emmenée aux urgences par les pompiers.

J’ai peur, j’ai extrêmement mal, je ne peux même pas me lever ( ce qui va les obliger à me porter pour me mettre sur un brancard ), je claque des dents car je suis en hypothermie, j’ai le crâne prêt à exploser et des nausées qui ne me lâchent pas. Et par dessus tout, je m’inquiète pour les enfants qui se retrouvent seuls dans la ferme car les pompiers ont demandé à Vincent de nous rejoindre à l’hôpital.

Je reste des heures en simple blouse d’hôpital sur le brancard, grelottant ( les nuits sont froides là-bas même en été), seule car Vince n’a pas le droit d’entrer dans l’hôpital suite au Covid, à implorer qu’on me donne quelque chose pour stopper la douleur.

Rien pour la douleur… Par contre, j’ai le droit à un lavement, qui laissera pour toujours un énorme sentiment de honte en moi. Car oui, on me le répète, mon état je ne le dois qu’à moi-même. Je n’ai qu’à arrêter d’être anorexique ( c’est clairement ce que l’interne ma dit plusieurs fois) pour ne plus finir constipée.

Je sors de là en larmes, humiliée, ravagée…

Les mois passent et je continue à expliquer à mes médecins que malgré l’absence de règles, je sens bien que mes symptômes ( qui s’aggravent) sont liés à mes cycles disparus.

Les douleurs augmentent en intensité et sont plus fréquentes. À cela s’ajoute des brûlures en urinant et de nouvelles crises de sciatique.

En octobre, le jour de l’anniversaire de mon plus jeune, je suis à peine capable de tenir sur mes jambes. Mais je me refuse à lui gâcher sa journée et demande juste à mon généraliste de me faire une injection de Nefopam pour tenir le coup. Il décide de m’en prescrire pour que je puisse en avoir en stock. Normalement c’est en injection, mais je peux avaler le contenu des fioles. Ça fera l’affaire d’après lui.

Le lendemain, Vincent téléphone au samu où une femme lui dit que ces douleurs sont tout simplement dû à mes règles qui vont revenir… Sortant de la bouche d’une toubib, mon mari y croit et me ressort exactement les mêmes paroles (ce qui me blesse bien entendu et me fait me sentir très seule face à ma situation )… Sauf que non, il n’est pas normal d’avoir autant mal à cause des règles… Quelques heures après, me voici une nouvelle fois transportée aux urgences par une ambulance. Encore une fois, même verdict alors que je suis sous Movicol depuis août…

Je vis comme ça durant des mois… À me gaver de Nefopam, qui pour éviter une dépendance et commençant à faire de moins en moins effet, devra être pris en alternance avec du Ketoprofene. Je passe mes journées et mes nuits avec des bouillottes brûlantes sur le ventre et le bas du dos (elles sont tellement chaudes que j’ai désormais de belles brûlures). Je suis incapable de prévoir quoique ce soit à l’avance, car je peux aller très bien et la minute d’après me tordre de douleur dans un coin. Je jongle entre période de constipation et semaines où je pourrais camper dans les WC… J’ai eu beau reprendre un peu de poids et stabiliser mon imc à la limite du minimum qu’il me faut pour être dans la catégorie ” normale”, ainsi que stopper le sport et manger à nouveau certains aliments, mon ventre n’a pas décidé de se calmer.

Il est même arrivé qu’on veuille me laisser passer en caisse en croyant que j’étais enceinte… Pas évident à gérer mentalement lorsque l’on souffre d’anorexie. Un ventre de femme enceinte quand on fait une fixette sur son poids, ça pousse à se restreindre encore plus. Donc je dois lutter pour ne pas replonger.

Début 2021, je tente le tout pour le tout et contacte l’association EndoFrance. Suite à mes symptômes, on me conseille de consulter certains médecins spécialisés dans l’endométriose sur Marseille. Je prends alors un rdv en visio avec une gynéco du Centre Endométriose Marseille.

Après écoute de mes symptômes ( dont la douleur durant les rapports sexuels), elle me prescrit une IRM à faire à la clinique Bouchard.

Celle-ci faite, j’ai à nouveau rendez-vous avec cette charmante gynéco, mais ce coup ci directement à son cabinet.

C’était il y a 11 jours…

IRM sous les yeux, quelques questions, puis une écho faite avec énormément de douceur et de bienveillance, et me voici enfin avec un réel diagnostic : adénomyose et endométriose.

Je suis ressortie de cette consultation en larmes. Des larmes de joie, de délivrance… Un poids venait d’être retiré de mes épaules ! Je n’étais et je ne suis pas folle ! J’avais raison de penser que quelque chose n’allait pas avec mon utérus. Que ces symptômes arrivaient bien à des périodes précises chaque mois ( d’ailleurs mes règles étant revenues depuis quelques mois, ça c’était facilement confirmé).

Il aura fallu de nombreuses années, beaucoup de douleur, énormément d’incompréhension de mon entourage, de l’humiliation et surtout une perte de confiance de ma part pour le corps médical, mais ça y est ! Un nom a été mis sur ma souffrance.

Alors même si cette petite victoire n’est que le début d’un nouveau parcours du combattant, dans lequel je vais devoir subir les effets secondaires d’un traitement pour être en pré ménopause, je souris de pouvoir enfin dire ” non, ce n’est pas dans ma tête !“. D’ailleurs je trouve cela aussi “ amusant ” de devoir prendre cette pilule devant stopper mes règles, quand on sait que le but de tous mes médecins jusque là était de les faire revenir 😅

Je pense de temps en temps faire le point sur mon avancée face à l’endo et l’adénomyose, ici, sur ce blog. Car malheureusement ces maladies invalidantes et peu glamours, sont très méconnues.

Il faut en parler ! Il faut que chaque futur médecin les étudie et sache les dépister !

En attendant, je remercie mille fois les bénévoles de EndoFrance qui m’ont aiguillé vers des docteurs qualifiés. Je viens d’ailleurs de devenir adhérente, pour soutenir cette association et m’informer au maximum ( pour faire de même c’est ici).

Prochaine étape : ostéopathe et naturopathe…

Endométriose & adénomyose : des noms étranges pour tant de souffrance

Au passage, je recommande grandement la lecture du livre En coloc avec l’endométriose de Fanny Robin ( clique ici )! En le lisant, on se sent moins seule et on finit même par sourire …

Mon avis sur les crayons aquarellables Inktense de Derwent

J’ai reçu énormément de matériel d’art à Noël. D’ailleurs, je t’ai déjà présenté une palette d’aquarelle Van Gogh ICI.

On reste donc aujourd’hui, dans du matos aquarellable, mais qui cette fois ci est sous la forme de crayons.

Mon avis sur les crayons aquarellables Inktense de Derwent

Il s’agit des crayons Inktense de chez Derwent.

La gamme est composée de 72 teintes, que l’on trouve soit en boîtes ( 12, 24, 36, 48 et 72 ) soit à l’unité ( environ 2€50 pièce ).

Mon avis sur les crayons aquarellables Inktense de Derwent

La particularité des Inktense réside, comme leur nom l’indique, dans le fait qu’ils sont à base d’encre, d’où leur aspect très pigmenté.

Les couleurs sont intenses, aussi bien lorsqu’on utilise les crayons à sec qu’une fois aquarellés ( même si elles révèlent tout leur potentiel surtout quand elles croisent de l’eau) . Elles sont vives, chatoyantes et accrochent le regard. Je regrette juste que les teintes INK ( Sépia Ink, Indian Ink, Chinese Ink, etc) soient si proches les unes des autres, rendant impossible tout dégradé entre elles.

Grâce à cette forte teneur en pigments, il n’est pas nécessaire de passer de nombreuses couches pour obtenir une belle couleur (économique et plus rapide) . Attention toute fois à ne pas se contenter d’une seule, ce qui ne serait pas suffisant …

La plupart des couleurs ont une forte résistance à la lumière, mais quelques teintes sont dîtes fugitives, ce qui signifie qu’elles risquent de s’effacer avec le temps ou de se modifier.

Mon avis sur les crayons aquarellables Inktense de Derwent

Les teintes sèchent très vite, ce qui est bien agréable, car cela évite aux couleurs de se mélanger et permet de superposer les couches, ainsi que d’ajouter par dessus d’autres techniques. Mais cela peut aussi être déroutant et sembler plus compliqué à travailler, car il faut faire preuve de rapidité lorsque l’on veut fondre les couleurs entre elles. Il vaut mieux donc travailler par petites surfaces ou préparer ses mélanges sur une palette.

Mon avis sur les crayons aquarellables Inktense de Derwent

Les mines sont solides et les crayons agréables à prendre en main. Par contre, je conseille vivement de réaliser un nuancier, car les teintes une fois sur le papier ne correspondent pas toujours à l’indication sur les crayons. Pas de problème pour les tailler.

Personnellement, j’adore ce genre de crayons car c’est un chouette combo entre la peinture et le dessin. Deux techniques en 1. Les crayons aquarellables permettent de dessiner n’importe quoi, que ce soit un paysage, une nature morte ou un portrait. Il suffit juste d’ajouter un peu d’eau pour mélanger facilement les couleurs, et ainsi obtenir un sublime effet d’aquarelle ( ou comme ici, d’encre) .

Les crayons Inktense font partie de mes coups de cœur pour ce début d’année 2021!

Mon avis sur l’aquarelle Van Gogh metallic et interference

J’ai reçu énormément de matériel de dessin / coloriage pour Noël. Faut dire que j’avais fait une liste bien précise au Vieux Barbu ( alias mon homme qui en général ne se fatigue pas et me laisse gérer moi-même mes propres cadeaux).

Mais comme cette année je voulais avoir la surprise de découvrir ce que contenaient mes paquets, j’avais mis pas mal de choses différentes sur cette liste, pour que le Petit Papa Barbu puisse piocher à son gré dedans.

Mon avis sur l'aquarelle Van Gogh metallic et interference

Bref, j’ai eu la joie de recevoir l’un des présents qui me faisait le plus rêver.

À savoir une petite boîte d’aquarelle de la gamme Van Gogh de chez Royal Talens. J’en avais entendu parler par Johanna Colo, qui en disait beaucoup de bien, et je dois dire que je n’en suis absolument pas déçue.

Mon avis sur l'aquarelle Van Gogh metallic et interference

Il s’agit donc d’un coffret en version pocket, permettant de pouvoir l’emporter facilement partout avec soi. Il contient 12 demi godets de peinture aquarelle, ainsi qu’un pinceau pliable et une palette amovible pour réaliser des mélanges.

Mon avis sur l'aquarelle Van Gogh metallic et interference

Petite particularité du pinceau, il est biseauté à l’une des extrémités du manche, pour pouvoir se glisser dans des encoches se trouvant au-dessus des godets. Hyper pratique pour sortir ceux-ci.

La boîte (13 cm X 9 cm) est en plastique sombre et s’ouvre très simplement en appuyant sur un bouton à l’avant.

Maintenant, passons aux couleurs.

Il y a 6 couleurs métalliques ( argent, or clair, or foncé, cuivre, bronze et graphite), et 6 couleurs interférences (blanc, jaune, rouge, bleu, violet et vert) .

Les teintes interférences sont semi opaques et tout comme les métalliques, sont extrêmement brillantes.

Les 12 couleurs sont très pigmentées et réagissent très bien au soleil.

Les deux teintes d’or sont bien différentes l’une de l’autre et se complètent parfaitement. Merveilles pour les coloriages de Noël et de fêtes ! Perso, j’ai un gros coup de cœur pour la nuance cuivre.

Les teintes interférences sont splendides. Elles ont un côté blanc au départ et lorsque l’on regarde sous un autre angle, elles changent de couleur, donnant la nuance dont elles portent le nom.

Par contre, à la différence des aquarelles métalliques, qui sont aussi vives sur du papier blanc que noir, les interférences réagissent mieux sur le noir.

Celles-ci sont très claires et peu voyantes sur le papier blanc, mais donnent de magnifiques résultats sur du papier sombre. Des couleurs iridescentes qui offrent des tas de possibilités pour mettre en lumière nos réalisations.

Mon avis sur l'aquarelle Van Gogh metallic et interference

Mon coffret provient de chez Le Géant des Beaux-Arts et coûtait normalement 42€50. Mon homme l’a eu à 29€75 lors d’une offre de fin d’année. Je te conseille donc de surveiller les offres de réduction, pour éviter de payer plein pot cette boîte d’aquarelle, qui certes est superbe mais a tout de même un coût plutôt élevé.

Ma sélection de films et dessins animés pour Halloween

Quand le mois d’octobre débute, nous passons en mode Halloween. Déco, repas, musique, films…. L’ambiance prend les couleurs de l’automne avec une pointe d’ectoplasme dans l’air.

Nous ne sommes que le 4 octobre et pourtant nous avons déjà enchaîné plusieurs films et dessins animés peuplés de monstres.

Certains se regardent avec les Gremlins, d’autres doivent plutôt être matés en amoureux ou avec des potes.

Mais les uns comme les autres permettent de passer de bons moments au chaud, loin de la pluie, avec du pop corn, un mug de lait d’or fumant et des cookies à la courge.

Hôtel Transylvanie 1 / 2 / 3

Un vampire qui élève sa fille, dans un hôtel spécialement conçu pour les monstres et interdit aux humains. Une vie bien rodée, totalement chamboulée par l’envie d’évasion de la jeune vampire et l’arrivée d’un rouquin au grand cœur, qui n’a rien de supernaturel. Ca donne un dessin animé bourré de jeux de mots, de scènes hilarantes et de clins d’œil aux croyances sur l’univers des créatures ” maléfiques “.

Beetlejuice

En grande fan de Tim Burton, je te préviens, il y aura plusieurs de ses chefs d’œuvre dans cette liste…

Un gentil petit couple avec une vie paisible, meurt lors d’un accident de voiture et revient en tant que fantômes. La nouvelle existence de ces revenants, est rapidement perturbée par les nouveaux propriétaires de leur maison, dans laquelle ils sont bloqués. Ils vont donc demander de l’aide à Beetlejuice, un bio-exorciste totalement déjanté et imprévisible.

Kiki la petite sorcière

Le Studio Ghibli nous invite à suivre Kiki, une jeune sorcière, qui décide de quitter ses parents pour partir vivre sa propre vie dans une nouvelle ville. Douée en vol sur balai, la demoiselle ouvre sa société de livraison par les airs, ce qui va lui permettre de faire de chouettes rencontres et de lier de belles amitiés.

Casper

Un jeune fantôme de 10 ans en manque d’amis se débrouille pour faire venir dans son manoir, une jeune fille et son père complètement obsédé par les revenants. Ce qui ne va pas spécialement plaire aux oncles fantômes de Casper. Celui-ci va devoir gérer sa famille d’esprits farceurs, tout en déjouant les manigances d’une femme qui désire mettre la main sur le trésor caché dans la demeure.

Ghostbusters 1 / 2 / 3

Que ce soit dans les 2 premiers volets des années 80 ou dans le troisième de 2016, les ectoplasmes en prennent pour leur grade. Les chasseurs de fantômes sont au taquet pour préserver la ville des revenants, bien armés de leurs fusils à proton et de leur sens de l’humour.

Shining

Jack, sa femme et son fils, doivent garder un hôtel vide durant tout l’hiver. Hôtel immense, glauque, éloigné de tout. L’ambiance va vite tourner au vinaigre, lorsque le gamin, médium à ses heures perdues, va réaliser que de nombreux drames ont eu lieu entre ces murs. Surtout que son père, légèrement alcoolique, devient de plus en plus sombre et dangereux.

Cube

Plusieurs personnes qui ne se connaissent pas, se réveillent et constatent qu’elles sont enfermées dans un cube étrange, où de nombreuses pièces communiquent les unes avec les autres. Elles cherchent désespérément à sortir de cet enfer, en essayant de ne pas se faire tuer par tous les pièges dont regorge les salles.

Coco

Miguel est un incroyable musicien mais ne peut pas laisser place à ses talents, car la musique est bannie par sa famille. Lors du Dia de Muertos, le jeune garçon se retrouve propulsé dans l’univers des morts, hauts en couleurs et en chansons. Il y retrouve plusieurs de ses ancêtres, qui vont tout faire pour l’aider à retourner dans le monde des vivants. Ce qui va lui donner l’occasion de comprendre pourquoi sa famille déteste autant la musique.

Happy Birthdead

Une jeune étudiante se réveille le jour de son anniversaire avec sentiment de déjà vue. Et pour cause, elle se rend rapidement compte qu’elle revit inlassablement son décès. Pourchassée par un tueur masqué, elle tente de stopper ce cercle infernal et de survivre, une bonne fois pour toute.

La famille Addams 1 / 2 / 3

Une famille délirante, qui a une passion pour le lugubre, les araignées, les morts et les objets tranchants. Des enfants qui adorent les jeux dangereux. Un manoir sombre entouré d’un cimetière. Le tout dans des comédies familiales pleines de fous rires.

Frankenweenie

Après la mort de son chien, Victor décide de le ramener à la vie, tel le monstre de Frankenstein. Malheureusement, celui-ci va réussir à se sauver, ce qui va chambouler le quotidien de ses amis et de son entourage.

Les ensorceleuses

Pas facile d’avoir une vie normale lorsque l’on est une sorcière. Encore moins lorsqu’une malédiction condamne à mort l’homme que l’on aime. C’est dans cette galère que grandissent deux sœurs, au départ très proches, que le quotidien va éloigner. Mais un rebondissement tragique va à nouveau les rapprocher et c’est main dans la main qu’elles vont devoir affronter le mal.

Vampire Forever

Mark rêve d’aller plus loin avec sa petite amie, mais pour elle, ce n’est pas encore le moment. Ses amis parviennent donc à le motiver à chercher une nouvelle conquête dans un bar, où il va faire la connaissance de la Comtesse. Ce qu’il ne sait pas, c’est que cette charmante créature est une vampire, qui pour rester belle et jeune, doit se nourrir du sang d’un vierge.

The Craft

Des ados qui se plongent dans la magie. Des rituels qui dérapent. Dons surnaturels, folie, jalousie. Ca donne 4 jeunes sorcières qui vont finir par avoir de graves ennuis.

Le nombre 23

Après avoir lu un étrange roman, dont il a le sentiment d’être le héros, Walter devient légèrement parano. Il se rend compte que partout autour de lui, le nombre 23 est présent. Comme si celui-ci dirigeait sa vie et celle de ses proches.

Les sorcières

Tiré du livre pour enfants Sacrées Sorcières de Roald Dahl.

Les sorcières veulent se débarrasser de tous les enfants d’Angleterre. Pour cela, elles leurs distribuent des bonbons et chocolats empoisonnés, qui transforment les gamins en souris. Par chance, la grand-mère d’un jeune garçon connaît bien les plans de ces êtres démoniaques, ayant déjà croisé l’une d’elle lorsqu’elle était enfant.

Hantise

Invités à passer plusieurs jours dans un vieux manoir, sous le couvert de faire des recherches sur les insomnies, un groupe de personnes va se retrouvé confronté aux esprits qui hantent la demeure.

13 fantômes

Quelle joie d’apprendre que l’on vient d’hériter d’une immense maison. Sauf quand on comprend que l’oncle décédé qui nous a légué la demeure, y a laissé toute une collection de fantômes, tous plus démoniques les uns que les autres.

Bien évidemment, à cette liste viennent s’ajouter les célèbres Chucky, Freddy, Halloween, Jason, Jeepers Creepers, Ca, Conjuring, Le vaisseau de l’angoisse, Annabelle, Ouija, Us, Destination Finale, Escape Game, Teen Wolf, Psychose, etc….

Pour ce qui est du 31 octobre, il est de tradition chez nous de regarder en famille ces films :

Hocus Pocus

Le soir d’Halloween, Max a la mauvaise idée d’allumer la bougie à flamme noire, ce qui va avoir pour conséquence de ramener à la vie, 3 sorcières. Aidé de sa petite sœur, d’une amie et d’un chat qui parle, il va tout faire pour les renvoyer six pieds sous terre.

Le manoir hanté et les 999 fantômes

Tellement passionné par son travail, l’agent immobilier Jim Evers ne peut pas s’empêcher d’aller visiter un manoir qu’on lui propose de vendre, alors qu’il partait pour un week end en famille. Ses enfants, sa femme et lui, se retrouvent à devoir passer la nuit sur place, suite à un violent orage. Ils vont vite s’apercevoir que de nombreux esprits hantent les lieux.

Les noces funèbres

Alors qu’il doit épouser Victoria, suite à un mariage arrangé, Victor bascule dans le monde des morts. Il y fait la connaissance d’une mariée cadavérique, qui jette son dévolu sur lui et espère faire de lui son époux.

PouleHouse , la marque qui sauve les poules – Mon avis

J’ai un rêve…. Partir vivre au grand air, loin du stress permanent de la ville. M’éloigner de Marseille et retrouver les petits plaisirs simples de la campagne.

Je me vois dans une maison avec un étage, pas forcément trop grande, mais avec de belles pierres apparentes et surtout un petit bout de terrain pour pouvoir y faire un potager.

Le must, serait d’avoir quelques chèvres, des oies et des poules.

Pour une fille de la ville telle que moi, qui gamine détestait cette ambiance, c’est un grand changement de caractère. Mais j’en ai tellement besoin.

Cette nouvelle vision des choses, me pousse à faire d’autres choix que ceux que j’avais jusque là l’habitude de faire. J’évolue… Je m’intéresse… Je m’interroge…

PouleHouse , la marque qui sauve les poules - Mon avis

Alors lorsque j’ai découvert l’enseigne Poulehouse et que j’ai vu son slogan ” L’œuf qui ne tue pas la poule “, j’ai de suite voulu en savoir plus. Ces mots m’intriguaient.

J’ai donc appris qu’une poule, qui normalement peut vivre jusqu’à 6 ans, a le malheur d’être bien souvent tuée au bout de 18 mois d’existence. Pourquoi? Parce que la pauvre ne donne plus autant d’œufs qu’avant. Elle n’est donc plus assez rentable….

On pourrait au moins penser que la malheureuse sera ensuite vendue pour être consommée, mais même pas. Celle-ci n’ayant pas une chair dite convenable pour ça.

C’est donc 50 million de poules pondeuses que l’on envoie à l’abattoir chaque année en France.

Un triste constat qui a donné une brillante idée à Fabien Sauleman, co-fondateur, avec Sébastien Neusch et Elodie Pellegrain, de la marque Poulehouse.

PouleHouse , la marque qui sauve les poules - Mon avis

La démarche de Poulehouse est simple : ne pas abattre les poules dont le taux de ponte commence à baisser.

Mais comment ?

Poulehouse travaille avec des éleveurs bio qui se sont engagés à ne pas tuer leurs poules et à les laisser finir leurs jours dans la Maison Des Poules, une ferme qui sert de refuge aux volailles.

Cette maison de retraite pour les poules est située dans le Limousin. Là-bas, les ptites bêtes à plumes profitent du grand air et pondent à leur rythme, pour finir par mourir de mort naturelle.

PouleHouse , la marque qui sauve les poules - Mon avis

Mais qui finance tout ça ?

Toi, moi, eux…. Bref… Le consommateur.

Une boîte de 6 œufs revient environ à 4 à 5€. Ce qui peut sembler énorme au départ, mais qui lorsque l’on y réfléchit un peu, est finalement logique. Tout d’abord cela permet de rémunérer correctement les éleveurs, puis d’être aux petits soins avec les poules de la ferme-refuge.

Ces demoiselles ont besoin d’être nourri, bichonnée, soignée, logée…. Tout cela a un coût.

Ce tarif peut faire tiquer, mais il faut se dire que grâce à ça, on sauve des poules. Ces chouettes volailles qui nous permettent de déguster de succulents œufs et de cuisiner des crêpes, gâteaux et autres douceurs.

PouleHouse , la marque qui sauve les poules - Mon avis

Autre point fort de Poulehouse : le sexage in ovo.

Quesaco?

Cette technique permet de connaître le sexe du poussin dans l’œuf et par conséquent de ne couver que les femelles. Du coup, pas de broyage des poussins mâles qui viennent de naître.

Où trouver ces œufs ?

Au départ commercialisés seulement dans les biocoop, tu peux maintenant les dénicher chez Auchan, Monoprix, Carrefour, ou encore Franprix.

Clique ici pour avoir la liste des revendeurs.

Et pour les gourmands, Poulehouse a lancé en février 2019, un gâteau qui ne tue pas la poule. C’est à dire un gâteau préparé avec les fameux œufs de l’enseigne.

Autre belle idée mise en place : la plateforme Adopte1poule.fr, sur laquelle tu peux adopter une poule pour lui éviter l’abattoir.

PouleHouse , la marque qui sauve les poules - Mon avis

En gros, un concept novateur que je trouve tout simplement génial. Et qui je l’espère va se développer à plus grande échelle.

J’avoue que jusque là, je ne savais absolument pas qu’une poule dont la quantité de ponte diminuait, était dans la foulée tuée. C’est donc une belle idée que cette Maison Des Poules.

Par contre, il va falloir que beaucoup d’autres producteurs se joignent à l’enseigne, pour eux mêmes prendre position et décider de garder les poules jusqu’à leur fin. Car cette maison de retraite pour volatiles ne pourra pas accueillir toutes les poules à elle seule.

Tu veux voir la Maison Des Poules, c’est ICI .